Le goût du risque en montagne est-il dicté par notre passé?

Guide de haute montagne et psychogénéalogiste, c'est la double casquette d'Emmanuel Ratouis. Il s'est frotté aux plus hauts sommets avant de se pencher sur ceux qui les gravissent au péril de leur vie.

En Haute-Savoie, dans son cabinet comme en montagne, Emmanuel Ratouis tente de faire prendre conscience aux alpinistes les raisons profondes qui les poussent à tutoyer les sommets. Lui aussi a connu l'ivresse des cimes avec pour exploit, notamment, la descente à skis d'un sommet de l'Himalaya. Mais Emmanuel, 48 ans, grimpe aujourd'hui sans frissons et invite les siens à faire de même. 

Pour lui, c'est sûr, s'il a éprouvé le besoin de risquer sa vie, c'est parce que ses ancêtres l'ont poussé. Il a fait de cette clef une thérapie. Une thèse qui fait sourire dans la vallée de Chamonix où ce Parisien s'est installé voilà près de 20 ans. 

Il faut dire que ses théories offrent un autre visage des conquérants des cimes. Et si la motivation était ancrée en eux, aussi profondément que les racines de leur arbre généalogique? La psychogénéalogie pourrait expliquer deux choses: la vocation pour ce métier et même les accidents.


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