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Pisteurs tués par des explosifs en Haute-Savoie : ce que l'on sait de l'accident et les questions qui se posent

La station de Morillon, en Haute-Savoie où a eu lieu l'accident. / © Serge Worreth - France 3 Alpes.
La station de Morillon, en Haute-Savoie où a eu lieu l'accident. / © Serge Worreth - France 3 Alpes.

Une enquête a été ouverte après la mort de 2 pisteurs-artificiers ce dimanche 13 janvier 2019 à Morillon, en Haute-Savoie. Ils manipulaient des explosifs destinés au déclenchement préventif d'avalanches lorsque l'accident s'est produit.

Par Yann Gonon

Le PGHM de Chamonix a été chargé de l'enquête et devra déterminer dans quelles circonstances s'est produite l'explosion qui a coûté la vie à 2 pisteurs-artificiers ce dimanche 13 janvier 2019 dans la station de Morillon, dans le département de la Haute-Savoie. Voici ce que l'on sait pour l'instant de l'accident et les questions qui se posent.
 

Ce que l'on sait de l'accident


L'accident s'est produit vers 8h30 ce dimanche dans la station de ski de Morillon. Les 2 victimes étaient à 1880 mètres d'altitude, ils se trouvaient sur le secteur haut du domaine skiable de Morillon.

Selon les secours, les 2 pisteurs "procédaient au plan d'intervention et de déclenchement des avalanches" (PIDA) lorsque le drame est survenu. "Une explosion a eu lieu pendant qu'ils manipulaient des explosifs", ont précisé les pompiers de Haute-Savoie, qui se sont rendus sur les lieux du drame en appui des pisteurs-secouristes de la station et des gendarmes du PGHM.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Bonneville et confiée au PGHM de Chamonix. "L'accident a eu lieu sur une ligne de crête située entre les stations de ski de Morillon et des Carroz", a précisé le lieutenant-colonel Stéphane Bozon, commandant du PGHM de Chamonix. Aucune autre précision n'a été donnée à ce stade. Ce lundi matin, le parquet ne faisait aucun commentaire.

Les 2 victimes étaient 2 hommes âgés de 44 et 53 ans. L'un des 2 avait une vingtaine d'années d'expérience. Leur décès a provoqué une grande émotion dans la station. Une cellule psychologique a été ouverte pour les autres pisteurs.

Dimanche soir, dans le 19/20 de France 3 Alpes, Pascal Tournier, Directeur général du Grand Massif exprimait son émotion : "On ne sait toujours pas ce qu'il s'est passé, on a besoin de comprendre" déclarait-il.

Revoir son interview.
 


Les questions qui se posent


Les enquêteurs du PGHM de Chamonix se sont rendus immédiatement sur place. Ils ont achevé leur travail de constatations vers 14H30 avec la levée des corps des deux victimes.

Que s'est-il passé sur place ? Pourquoi d'abord la procédure du déclenchement manuel, plutôt qu'à distance, a-t-elle été choisie ? Les enquêteurs devront tenter de répondre à cette question mais dès hier soir, dans le 19/20, Pascal Tournier, Directeur général du Grand Massif, expliquait que la procédure choisie était déterminée par le PIDA (le plan d'intervention et de déclenchement des avalanches). "Dans ce cadre là, le déclenchement manuel était la méthode préconisée".

S'agit-il d'un problème de matériel ou alors d'une mauvaise manipulation ? Ce sera l'autre grande question à laquelle les enquêteurs devront répondre. On le sait, les victimes étaient particulièrement aguerries. "L'impensable est arrivé, aujourd'hui on aimerait comprendre" déclarait Pascal Tournier, très ému, hier soir dans notre journal.


Enfin pourquoi les 2 pisteurs ont-ils été tués ? La procédure veut que les 2 intervenants soient normalement "éloignés" l'un de l'autre. Selon le président de l'ANENA, cela n'aurait pas été le cas.

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