Ski. Tessa Worley finit 5ème du slalom géant de Sölden, remporté par Ferderica Brignone

Federica Brignone dans la 1ère manche / © AFP
Federica Brignone dans la 1ère manche / © AFP

L'Italienne Federica Brignone a remporté le slalom géant de Sölden, épreuve traditionnelle d'ouverture de la Coupe du monde de ski alpin courue, ce samedi 24 octobre, sur le glacier de Rettenbach, dans le Tyrol.

Par France 3 Alpes avec AFP

Sous le soleil, Brignone signe ainsi sa première victoire sur le circuit. Elle a devancé dans l'ordre l'Américaine Mikaela Shiffrin, victorieuse l'an dernier à Sölden, à 85/100, et la Liechtensteinoise Tina Weirather, à 1 sec 25/100.

La Suissesse Lara Gut a pris la 4e place à 1 sec 39/100 de la lauréate, tandis que la Française Tessa Worley, a terminé 5e à 1 sec 72/100 de Brignone.

Les images de l'épreuve. Tessa Worley


Brignone, l'obstinée

Originaire de Milan, Federica Brignone, 25 ans, est montée pour la 8e fois sur un podium de Coupe du monde, à chaque fois en géant, décrochant enfin un premier succès huit ans après ses débuts sur le Cirque blanc. Aux Mondiaux-2011, à Garmisch-Partenkirchen, l'Italienne s'était parée de l'argent en géant. 

Brignogne est la deuxième Italienne à s'imposer à Sölden, après Denise Karbon en 2007. En tête après le premier tracé, devant Shiffrin et Weirather, l'Italienne a, avec une avance confortable (95/100 et 1 sec 42/100), conservé ses distances avec ses principales adversaires lors de la seconde manche.

Septième de la première manche, à 2 sec 08/100 de Brignone, Worley a finalement gagné deux places après une bon second tracé terminant à 1 sec 72/100 de la lauréate.

Opération rachat des Bleues

Pour les skieuses françaises, à court de podium la saison dernière, c'est un peu une "opération rachat". Des places de choix ont été "libérées" par l'Autrichienne Anna Fenninger, blessée pour toute la saison, et la Slovène Tina Maze, semi-retraitée.

Romain Velez, qui a pris du galon dans l'encadrement tricolore, s'est attaché à "rendre les choses plus simples" et "à définir le plus efficacement possible le projet technique".

"La saison ratée, on l'a utilisée comme un moteur. On gagne une course en faisant une grosse mise en action et en engageant jusqu'au bout", souligne le responsable du groupe technique, également époux et entraîneur de la slalomeuse slovaque Veronika Zuzolova.

Les Bleues ont adhéré au programme, qu'elles soient confirmées comme la championne du monde 2013 Tessa Worley ou aspirantes à la gloire telles Clara Direz et Estelle Alphand, la fille de Luc, dernier vainqueur français de la Coupe du monde générale en 1997.

L'équipe a débuté débute sans deux atouts, Anémone Marmottan et Adeline Baud-Mugnier. Blessées en fin d'hiver, aux genaoux, elles avaient été sélectionnées pour Sölden mais ont finalement renoncé, estimant ne pas "être suffisamment prêtes".

De par son palmarès, la plus attendue est bien entendu Worley, dont la carrière a connu un coup d'arrêt avec une blessure à un genou en décembre 2013 à Courchevel en Savoie.

Worley prudente

Pourtant, la Bornandine, déçue par sa saison de reprise, ne s'est pas enflammée, consciente "qu'elle n'est pas revenue celle qui survola les Mondiaux en février 2013 sur la pente de Schladming, en Autriche.

Que lui manque-t-il alors pour retrouver cet état de grâce? "Il y a des enchaînements qui se font bien et puis il y a des moments, justement en terme d'engagement, où je n'ose pas aller au bout des choses. Ce sont ces ruptures qu'il faut effacer", expliquait hier Worley.

S'ajoutant aux "no show" de Fenninger et Maze, la retraite de l'Autrichienne Kathrin Zettel et la forme précaire de la star américaine Lindsey Vonn, élargissent encore l'horizon des aspirantes aux podiums dans la discipline école du ski alpin.

Les Suédoises, Sara Hector en tête, et les Italiennes, par leur densité, sont prêtes à prendre des places. Au sein de la Squadra, la Piémontaise Martino Bassino, 19 ans, est attendue, de par son aptitude à laisser filer les skis, à jouer un rôle de premier plan
 "S'il y en a une parmi les nouvelles qui doit rentrer dans le top 5, ce sera elle", pronostique le directeur de l'équipe de France féminine Anthony Séchaud.

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