Après l'exemple de Londres, Genève s'interroge à son tour sur la possibilité d'un péage urbain pour désengorger son centre-ville. L'idée n'est pas neuve mais refait surface dans la cité de Calvin et provoque la polémique.
Reportage. Tous les matins c'est la même histoire. A la frontière franco-suisse, puis plus loin à l'intérieur de Genève, les artères sont satuées. Pas loin de 100.000 frontaliers français arrivent pour travailler dans le canton de Genève.Avec l'arrivée du RER Léman Express d'ici à 2019, le problème sera moindre. Pour autant, les élus genevois réfléchissent à un péage aux frontières du canton, histoire d'en limiter l'accès.
Le projet n'est pas du goût de tous, pour le Groupement Transfrontalier Européen notamment il s'agirait "ni plus ni moins d'un nouveau racket". "Après la décision du Conseil d'Etat, il y a dix jours, de limiter la déduction fiscale des frais de transports à 500 CHF", écrit son président Michel Charrat dans un communiqué, "c'est la deuxième provocation en un mois à l'égard des frontaliers et ça commence à faire beaucoup!"
Reportage de Serge Worreth & Ingrid Pernet-Duparc
Intervenants : Luc Barthassat, Conseiller d'Etat en charge des transports; Michel Charrat, Président du Groupement Transfrontalier Européen