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Quel nom pour CEVA, le RER entre Genève et Annemasse?

C'est la question qui est posée aux futurs usagers de la ligne sur internet et en gare jusqu'au 15 juin. Ils ont le choix entre quatre noms. Avec ce référendum, la SNCF, CFF et les politiques des deux côtés de la frontière souhaitent que les frontaliers s'approprient la ligne. 
© France 3 Alpes
Ceva Express, Léman express, Lemanis ou Reflex (pour "réseau ferré Léman express"): quatre noms sont en lice pour le futur RER qui reliera Annemasse à Genève en 20 minutes d'ici à 2019.

Les usagers peuvent voter en ligne ou en gare pour le nom qu'ils préfèrent. Le projet est pour l'instant appelé CEVA, pour Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse.

La SNCF et son équivalent suisse, CFF, veulent attirer les travailleurs frontaliers sur ces 16 kilomètre entre la Suisse et la Haute-Savoie, d'où cet élan participatif pour s'approprier la ligne. 550.000 personnes traversent quotidiennement la frontière du Canton de Genève, et seulement 16% d'entre eux prennent les transports en commun.

Convaincre les frontaliers de prendre le train constitue aussi un enjeu important pour les politiques. "Aujourd'hui, la gare d'Annemasse voit passer environ 300 000 voyageurs par an", explique Christian Dupessey, maire PS d'Annemasse. "Demain, c'est-à-dire en 2019, on annonce entre 4 et 5 millions par an. On va changer de fonctionnement dans ces régions. Aujourd'hui, on vit dans les embouteillages, avec une qualité de l'air pas extraordinaire."

Les travaux sur la ligne ont débuté en 2011 en Suisse et mi-mai 2015 côté hexagonal. 

Le nom sera officiellement dévoilé le 19 juin.

Reportage de Serge Worreth et Ingrid Pernet-Duparc
durée de la vidéo: 01 min 39
Referendum pour le nom du CEVA

La Suisse co-financera un tronçon entre les Eaux-Vives et Annemasse
Le Conseil des États helvétique a donné son accord ce jeudi pour une collaboration entre la France et l'Allemagne sur un tronçon de deux kilomètres entre la gare des Eaux-Vives et celle d'Annemasse, annonce la Tribune de Genève. La Suisse financera l'électrification sur une ligne réservée aux trains helvétiques à hauteur de 15,7 millions d'euros.
Cette convention entre Paris et Berne avait déjà été validée par le Conseil national suisse.
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