Tuerie de Chevaline: le portrait-robot du mystérieux motard

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Écrit par France 3 Alpes avec AFP
Portrait robot du motard diffusé par les gendarmes
Portrait robot du motard diffusé par les gendarmes © DR

Le portrait-robot d'un mystérieux motard, portant le bouc et un casque, doit permettre aux enquêteurs de relancer leurs investigations sur le quadruple meurtre de Chevaline en Haute-Savoie.

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Annoncée depuis près de 15 jours, la diffusion de ce portrait est intervenue vers 15h40, ce lundi 4 novembre. La présence d'un mystérieux motard sur les lieux de la tuerie de Chevaline était connue de longue date des enquêteurs, grâce à des témoignages d'agents de l'Office national des forêts (ONF). Mais ces derniers avaient délibérément choisi de ne pas diffuser son signalement pour se donner plus de chance de confondre un éventuel suspect.


"Plus que le portrait-robot en lui-même, c'est le type de casque qui est intéressant", a souligné le lieutenant-colonel Benoit Vinnemann, chef de la section de recherches de la gendarmerie de Chambéry. "On se disait que si l'on retrouvait ce casque au cours d'une perquisition au domicile de quelqu'un d'intéressant pour l'enquête, c'était un élément à charge", a-t-il ajouté.

Un casque diffusé à moins de 8.000 exemplaires


Il s'agit d'un casque intégral qui présente la particularité de s'ouvrir sur le côté au niveau de la bouche afin de permettre à son propriétaire d'entamer une discussion sans avoir à le retirer. De fabrication française, ce modèle existe à moins de 8.000 exemplaires dans la couleur aperçue par les témoins.

Les enquêteurs ont essayé de pister ce casque en épluchant les fichiers clients des distributeurs mais, ce produit étant déjà ancien, ceux-ci avaient souvent disparu.
Ils ont en outre mené une veille sur les sites internet de ventes d'occasion et identifié les vendeurs de ce type de casque. Mais après un an d'investigations, le casque et son propriétaire restent cependant introuvables.

Un moyen de relancer l'enquête


La diffusion du portrait-robot est donc un moyen pour les enquêteurs de relancer les recherches en suscitant de nouveaux témoignages. Un numéro vert a été mis en place spécialement pour recevoir les appels des témoins. Les enquêteurs en attendent de nombreux car "beaucoup de gens avec un bouc et un casque pourraient correspondre" au signalement diffusé, selon M. Vinnemann.

Le portrait-robot ne donne toutefois pas d'indication sur la corpulence, la langue ou l'accent du motard, alors même que ce dernier s'était adressé aux agents de l'ONF, qui lui avaient demandé de rebrousser chemin car il s'était aventuré sur une route interdite à la circulation.

"On ne veut pas limiter les appels, ni se fermer de portes. C'est à nous de faire le tri avec les éléments dont on dispose", a expliqué le lieutenant-colonel Vinnemann.
Les enquêteurs refusent par ailleurs de faire du motard le suspect n° 1 de la tuerie de Chevaline. "Pour nous, c'est quelqu'un qui était assez proche des lieux dans un créneau de temps qui nous intéresse et qui est susceptible d'avoir fait ou d'avoir vu quelque chose. Il est potentiellement l'auteur mais il est surtout un témoin", a souligné M. Vinnemann.

Le fait que ce motard recherché depuis des mois ne se soit jamais présenté aux enquêteurs laisse cependant planer de fortes suspicions sur son éventuelle participation à la tuerie. Un 4X4 BMW C5 à conduite à droite, gris ou de couleur sombre, est aussi recherché et avait fait l'objet d'un appel à témoins en avril.

Une des hypothèses de travail est que la famille al-Hilli était suivie par la BMW qui a alerté le motard. Ce dernier aurait profité d'un endroit isolé pour passer à l'acte. Dans cette hypothèse d'un meurtre commandité, les enquêteurs s'intéressent à trois pistes principales: le conflit familial sur fond d'héritage, l'Irak et l'espionnage industriel.
Le texte de l'appel à témoins
Les enquêteurs de la section de recherches de Chambéry font appel au public dans le but de retrouver un homme qui a été vu à proximité de l’endroit où quatre personnes ont été tuées, près d' Annecy, en Haute-Savoie.

La gendarmerie aimerait pouvoir entrer en contact avec le conducteur d'une motocyclette circulant le le long de la Combe d’Ire, à Doussard - Chevaline entre 15h15 et 15h40, le 5 septembre 2012, ou toute personne susceptible d'avoir des renseignements à sonpropos.

Rappelons que les corps de quatre victimes, tuées par balles, avaient été retrouvés sur une aire de stationnement, le « parking du Martinet ». Les victimes ont été identifiées comme étant Saad Al-Hilli et son épouse Ikbal, résidant à Claygate, Surrey en Grande Bretagne ; la mère d’Ikbal Al-Saffar Suhaila Al-Allaf vivant en Suède, et Sylvain Mollier, un cycliste français résidant à UGINE (73).

Les Al-Hilli avaient deux filles qui ont survécu au drame après que l’une ait été atteinte d’une balle à l’épaule. Les enquêteurs de la section de recherches de Chambéry font ainsi appel à toute personne qui reconnaîtrait l'homme dont le portrait robot est joint.

L'attention doit être portée sur le casque décrit par les témoins comme étant de couleur noire ou foncée avec ouverture latérale au niveau de la mentonnière. Le seul casque sur le marché correspondant à cette description est un CASQUE GPA type ISR.

Quiconque pouvant apporter des renseignements utiles aux enquêteurs est prié de contacter la section de recherches au numéro vert suivant:
0800 002 950

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