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[ Tuerie de Chevaline ] Le tueur de Daillon intéresserait les gendarmes de la Haute-Savoie

Sur les lieux de la tuerie de Daillon en Suisse - AFP / © France 3 Alpes
Sur les lieux de la tuerie de Daillon en Suisse - AFP / © France 3 Alpes

Les gendarmes haut-savoyards qui enquêtent sur la tuerie de Chevaline souhaiteraient interroger l'auteur de la tuerie de Daillon, dans le canton suisse du Valais. 

Par Franck Grassaud avec l'Agence France Presse

Le drame de Daillon, un petit hameau de 400 habitants dans le canton du Valais, s'est déroulé mercredi 2 janvier. Un marginal de 33 ans a abattu des voisins sans raison apparente. Trois femmes, âgées de 32, 54 et 79 ans, ont été tuées et deux hommes, âgés de 33 et 63 ans, ont été blessés. Le tueur a tiré avec au moins deux armes: un mousqueton de l'armée suisse et un fusil à grenailles- dont la provenance est inconnue.

Selon le porte-parole de la police cantonale, des enquêteurs haut-savoyards s'interrogeraient sur "un éventuel rapport entre cette tuerie et les homicides non élucidés survenus ces dernières années dans la région". C'est pourquoi un rapport avec la tuerie de Chevaline est imaginé. Une demande a donc été déposée pour entendre le tueur de Daillon. Blessé au thorax par la police suisse au moment de son interpellation, il est actuellement hospitalisé.

Un simple "contact de police à police"


Selon le porte-parole de la police cantonale, il s'agit "d'un contact de police à police". Du côté de la gendarmerie française on explique qu'il y a des échanges d'informations réguliers sur les affaires se déroulant de part et d'autre de la frontière franco-suisse, et qu'il n'y a aucun élément pour le moment permettant de relier la tuerie de Daillon à celle de Chevaline.

Les similitudes


Le journal britannique The Telegraph, dans son édition de vendredi estime pour sa part qu'il y a pourtant des similitudes. Selon le journal, le profil psychologique du tueur cherché par la gendarmerie ressemble à celui du tueur suisse, qui a fait un séjour en psychiatrie.

Il est vrai que le procureur d'Annecy, Eric Maillaud, a en effet indiqué qu'une des pistes était celle d'un tueur fou. Les gendarmes ont d'ailleurs mené des recherches dans les hôpitaux psychiatriques de la région et même en Suisse voisine et en Italie.

Par ailleurs, l'arme du crime de Chevaline est un ancien Luger PO-6, une arme utilisée dans les années 30 dans l'armée suisse. Or, le tueur de Daillon s'est également servi d'une ancienne arme de l'armée suisse, un mousqueton.

Enfin, les quatre victimes d'Annecy ont été tuées de deux balles, ce qui laisse penser qu'il s'agissait d'un tireur entraîné. Or, le tueur de Daillon, passionné par l'armée, a voulu y faire carrière, avant d'en être exclu. Selon un de ses anciens camarades, interrogé par le journal valaisan Le Nouvelliste, depuis son exclusion de l'armée, l'homme n'était "plus du tout le même".

Le hameau de Daillon est distant d'environ 150 kilomètres de Chevaline (Haute-Savoie).

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