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Un hibou des marais sauvé à Val d'Isère (Savoie)

Il y a quelques jours à Val d'Isère, une touriste britannique a retrouvé un hibou des marais, qu'elle a amené au médecin de la station. L'animal a ensuite été rapatrié à l'unique centre de sauvegarde de la faune sauvage en Isère. 
Le hibou des marais est à la fois migrateur, et nicheur dans les pays chauds. Il arrive en avril et repart à l'automne.
Le hibou des marais est à la fois migrateur, et nicheur dans les pays chauds. Il arrive en avril et repart à l'automne.
Il n'est pas très grand, on pourrait aisément le confondre avec son cousin, le hibou Moyen-Duc. Il porte de toutes petites aigrettes, peu visibles, sur la tête. Son plumage est brun beige rayé de brun-noir sur le dessus, flammèches sombres sur poitrail. 

Dans son carton, il a l'air effrayé et roule ses grand yeux jaunes, comme s'il se demandait où il était. Et c'est certainement le cas. Le hibou rescapé a trouvé refuge au Tichodrome, le centre de sauvegarde de la faune sauvage de l'Isère, situé non loin de Vif. Tichodrome, le nom est emprunté à celui d'un oiseau rupestre. L'association a été créée en 2005. Elle est un structure d'accueil pour les oiseaux et les mammifères. Si vous trouvez un animal sauvage blessé, c'est elle qu'il faut contacter. 

Le hibou des marais, il n'y en a plus qu'une centaine de couples de par le monde. Ces dernières années, sa population a chuté. Cet animal est précieux. Lorsqu'il est arrivé au Tichodrome, il était dans un état critique. "Il avait une patte cassée, un gros hématome sous l'aile, un oeil presque fermé", explique Jean-Luc Mokhtari, vice-président de l'association et ornithologue amateur. 

Le hibou des marais vit partout dans le monde, surtout en Europe, dans des endroits boueux, des prairies humides ou non loin des points d'eau . Un oiseau de ce type en altitude, dans une station de sport d'hiver, ce n'est pas si étonnant que ça. "On suppose qu'il vient de la plaine du Pô coté italien, et qu'il passait au-dessus des Alpes", explique Jean-Luc Mokhtari. "Il a sûrement dû être pris par un câble de remontée mécanique" ajoute-t-il. 




L'association a lancé un protocole de secours 


Pour soigner le hibou blessé, l'association a lancé un S.O.S. Des soigneurs sont venus d'un peu partout pour prodiguer les premiers soins. Mais ensuite, il a fallu confier le petit animal à un vétérinaire spécialisé, pour l'opérer. 

Envoyé à Saint-Ismier, il a été opéré par le docteur Lambert, un vétérinaire grenoblois passionné d'oiseaux sauvages. Il a effectué sur le rapace une réduction de fracture. c'était la première fois qu'il pratiquait ce type d'opération, très délicate. 

Si tout va bien, dans deux mois, après une rééducation et un passage en volière au Tichodrome, le hibou miraculé devrait retrouver les siens, plutôt vers le sud de la France, cette fois.
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