Mobilisation pour Aurore Gros-Coissy

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Écrit par SR avec AFP

Un collectif a appelé à la mobilisation pour défendre la jeune femme de 25 ans détenue à l'Ile Maurice depuis un an.

Aurore Gros Coissy, originaire de Saint Romain de Popey, est incarcérée depuis le 19 août 2011 pour possession et trafic de 1680 comprimés de Subutex.

Le 19 août 2011, Aurore Gros-Coisy avait été interpellée à son arrivée sur l'île, à l'aéroport de Plaisance à Port Louis. Les policiers avaient découvert dans ses bagages 1.680 comprimés de Subutex cachés dans des boîtes de paquets de gâteaux.


"Ses bagages avaient été farcis par ces comprimés de Subutex à son insu par son ancien petit ami, et nous pensons qu'elle a été dénoncée", a expliqué lundi Farid Dekhli, coordinateur du collectif National des victimes Subutex France, qui se mobilise aussi pour d'autres cas similaires. La famille de la jeune femme et le collectif qui clament son innocence attendent avec impatience une décision de justice prévue mardi à l'Ile Maurice : "La justice mauricienne devrait statuer sur les charges pesant ou non contre elle. Jusqu'à présent elle a été détenue de façon abusive pour les besoins de l'enquête policière", a ajouté M. Dekhli.

Une prévention trop faible de la part de la France

"Cela fait plusieurs années que la France est devenue la source d'approvisionnement et le centre du trafic de Subutex avec l'île Maurice. Le Parlement mauricien a amendé ses lois depuis 2009 pour punir plus sévèrement la possession du Subutex", a en outre précisé le collectif dans un communiqué. Or, "ce n'est que depuis juin dernier que les autorités françaises ont finalement émis une note pour prévenir les ressortissants français des risques qu'ils encourent en ayant ce produit en leur possession quand ils se rendent à l'île Maurice", explique encore Farid Dekhli. Le collectif fait également valoir qu'il n'y a actuellement aucune prévention et encadrement de la délivrance autour de ce médicament, "qui fait l'objet de tous les abus" selon lui.

Plusieurs pétitions ont été lancées au printemps dernier pour les cas de 4 jeunes femmes âgées de 18 à 25 ans. Un collectif de soutien s'est aussi constitué sur l'Ile Maurice, animé par Joël Toussaint.