Center Parcs de Roybon (Isère) : pourquoi la décision du Conseil d'Etat redonne de l'espoir aux défenseurs du projet ?

La décision va permettre de remettre le projet Center Parcs de Roybon sur les rails. Ce mercredi 21 novembre 2018, le conseil d'Etat a validé le pourvoi du groupe Pierre et Vacances qui contestait une décision à l'origine de la mise en sommeil du chantier.
Le campement installé par les "zadistes" qui s'opposent au projet de Center Parcs de Roybon.
Le campement installé par les "zadistes" qui s'opposent au projet de Center Parcs de Roybon. © Marc GREINER - Maxppp
Le Conseil d'Etat a validé ce mercredi novembre 2018 le pourvoi du groupe Pierre et Vacances qui dénonçait l'annulation d'un arrêté autorisant la construction d'un Center Parcs à Roybon en Isère, objet de nombreux recours depuis son lancement en 2007.

En décembre 2016, la cour d'appel de Lyon, saisie par le numéro un européen des résidences de loisirs, avait confirmé l'illégalité d'un arrêté préfectoral autorisant la construction du village de vacances au coeur de la forêt iséroise. En première instance, à l'été 2015, le tribunal administratif de Grenoble avait en effet annulé l'arrêté au titre de la loi sur l'eau.

Mercredi, le Conseil d'Etat a "annulé" l'arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon et lui a "renvoyé l'affaire".

Il a également rejeté les "conclusions" présentées par différentes associations de protection de la nature et de protection du milieu aquatique, qui avaient initialement lancé la procédure.

Ce mercredi, le groupe Pierre et Vacances-Center Parcs, qui s'était pourvu en cassation auprès du conseil d'Etat en février 2017, a salué le fait que le conseil d'Etat ait "validé le pourvoi" et "renvoyé le dossier à cette même cour". Le président-fondateur du groupe, Gérard Brémond, a dit "prendre acte de cette décision avec satisfaction qui marque une étape importante vers une issue définitive favorable au projet".

Objet de nombreux recours depuis son lancement en 2007, le projet de Roybon, d'un montant de 390 millions d'euros, prévoit la construction de mille cottages, commerces et restaurants autour de l'"Aquamundo", une bulle transparente maintenue à 29 degrés, avec piscine et jacuzzi. Les travaux de défrichement, lancés à l'automne 2014 dans la forêt des Chambaran, avaient été interrompus quelques semaines plus tard après l'irruption de militants.

 
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