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Center Parcs de Roybon (Isère): décision fixée au 22 novembre

La bataille du Center Parcs de Roybon (Isère) s'est poursuivie jeudi devant la cour administrative d'appel de Lyon, qui se prononcera le 22 novembre sur les arrêtés autorisant la construction de ce projet controversé.
© Céline Aubert
Comme il en avait informé les parties la semaine dernière, le rapporteur public s'est prononcé en faveur de l'annulation des deux arrêtés préfectoraux ayant autorisé ce projet au titre de la loi sur l'eau et de la destruction d'espèces protégées. À l'audience, le groupe Pierre & Vacances a de son côté défendu son projet de complexe touristique en insistant notamment sur son intérêt économique, tandis que des associations en ont une nouvelle fois contesté la légalité. La cour a mis sa décision en délibéré au 22 novembre.



Lancés à l'automne 2014 dans la forêt des Chambaran, des travaux de défrichement avaient été interrompus quelques semaines plus tard après l'irruption de militants qui occupent depuis lors une maison forestière à proximité du chantier. La justice avait ensuite mis le projet en suspens. En première instance à l'été 2015, le tribunal administratif de Grenoble avait en effet annulé l'arrêté du préfet de l'Isère du 3 octobre 2014 qui autorisait le projet au titre de la loi sur l'eau, au motif de l'insuffisance des mesures prises par Pierre & Vacances pour compenser la destruction de zones humides.

Raisons impératives d’intérêt public majeur


Le tribunal avait en revanche jugé légal un autre arrêté préfectoral autorisant la destruction d'espèces protégées sur la zone de construction. Mais le rapporteur public, en appel, s'est également prononcé pour l'annulation de cet arrêté en l'absence, selon lui, de "raisons impératives d'intérêt public majeur" justifiant cette destruction. Le projet de Roybon, lancé en 2007 et qui a fait l'objet depuis de nombreux recours, prévoit la construction de mille cottages, commerces et restaurants autour de l'"Aquamundo", une bulle transparente maintenue à 29 degrés C, avec piscine et jacuzzi. Le complexe devrait permettre la création de 468 emplois équivalent temps plein.
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