Le mouvement s'enlise ! Les éboueurs de l'agglomération grenobloise entament ce lundi 27 mars 2017 leur 7è jour de grève. Les camions de ramassage sont bloqués aux dépôts et les poubelles s'amoncellent sur les trottoirs de la ville.
Entre la Métro et les éboueurs de l'agglo, c'est un dialogue de sourd. Le mouvement de grève a débuté il y a une semaine et les négociations sont toujours au point mort.
Le blocage porte notamment sur les revendications salariales
Les chauffeurs et ripeurs demandent une augmentation nette de 200 euros par mois. Irréaliste selon la Métro qui refuse de discuter sur ce point. Jean-Philippe Garrido, secrétaire général FO Grenoble Métropole dénonce cette position "Nous sommes ouverts à la discussion. Ils nous ont dit qu'on aurait rien du tout au niveau salarial alors on continue."
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Les éboueurs inquiets pour leur santé
Mais il n'y a pas que les revendications salariales. Les grévistes réclament aussi des garanties pour leur santé et un suivi plus poussé et plus régulier. Alexandre Carré, agent de collecte des ordures ménagères, n'a été convoqué qu'à deux visites médicales en douze ans de service.
Or, les ripeurs et chauffeurs seraient soumis à des risques particuliers selon Jean-Philippe Garrido.
" On se retrouve avec des agents de collecte qui n'ont pas eu de visite médicale depuis six, sept ou huit ans. On ne peut pas rester comme ça vu la dangerosité des produits transportés. On n'arrive pas à avoir des analyses précises sur le contenu des camions poubelles mais on a des alarmes de radioactivité qui se déclenchent régulièrement quand ils viennent décharger sur le site d'Athanor. Donc on demande à ce qu'on ait un suivi plus poussé et plus régulier."
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Le conflit semble s'enliser. Les poubelles s'amoncellent sur les trottoirs excepté peut-être dans le centre-ville de Grenoble.
La Métro, qui fait appel à une entreprise privée pour la collecte des déchets dans certaines communes, a donné priorité au ramassage près des commerces et restaurants du centre de la ville.