La chute mortelle d’un squatteur à Grenoble débouche sur l’ouverture de plusieurs enquête dont un meurtre

Plusieurs enquêtes ont été ouvertes à Grenoble après la chute mortelle d'un homme du 13e étage d'un HLM jeudi. Affaire qui avait entrainé la découverte d'un pistolet-mitrailleur et l'arrestation d'un comparse. Ce dernier est suspecté de meurtre.

L'hôtel de police de Grenoble.
L'hôtel de police de Grenoble. © Anne Hédiard / France 3 Alpes.

Jeudi midi, deux personnes qui squattaient un logement à Grenoble ont tenté d'échapper à un contrôle de police, venue vérifier à la demande du bailleur social Grenoble Habitat si l'appartement était occupé illégalement, en sautant sur le balcon du dessous. L'un des deux hommes a chuté du 13e étage et s'est tué.
Cet homme de 36 ans, était connu de la police, de la gendarmerie et de la justice. Les pompiers et le Samu, appelés, n'ont rien pu faire pour lui, avaient indiqué les secours. Son autopsie aura lieu lundi, a précisé le parquet.

Le deuxième homme avait, lui, "réussi à sauter sur le balcon de l'appartement situé juste en dessous, au 12e étage", selon la police. Il a été interpellé et placé en garde à vue.

Sur le balcon a été retrouvé "un sac contenant un pistolet mitrailleur Scorpion chargé de munitions 7.65 ainsi qu'un couteau à cran d'arrêt", a précisé le procureur de la République de Grenoble Eric Vaillant.

"L'enquête sur les causes de la mort, la violation de domicile et la détention d'une arme de catégorie A a été confiée à l'antenne de police judiciaire de Grenoble", a ajouté M. Vaillant.

Le survivant, âgé de 21 ans, "nie la propriété" du pistolet-mitrailleur.

Un juge d'instruction a par ailleurs demandé à l'entendre dans le cadre d'une enquête totalement distincte menée sur la mort d'un homme de 40 ans le 17 août 2019 de plusieurs coups de couteau dans le quartier populaire du Village Olympique. Et samedi, il a été "mis en examen pour le meurtre d'Olivier Mambakasa (nom de la victime, ndlr)", a indiqué le procureur, précisant qu'il "niait les faits".

Le prévenu a été placé en détention provisoire, "il a demandé un délai pour préparer un débat contradictoire qui aura lieu dans les quatre jours", a souligné le magistrat.
 
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