Coronavirus COVID 19. A Grenoble, des bénévoles fabriquent des visières de protection avec des imprimantes 3D

Deux élastiques, une feuille rhodoïd et du filament plastique suffisent pour fabriquer une visière. / © Philippe Rosset / Shield Grenoble Covid19
Deux élastiques, une feuille rhodoïd et du filament plastique suffisent pour fabriquer une visière. / © Philippe Rosset / Shield Grenoble Covid19

Les actions solidaires se multiplient pour fournir des équipements de protection aux soignants et aux professionnels qui travaillent au contact du public. En Isère, des bénévoles se sont lancés dans la fabrication de visières de protection à l'aide d'imprimantes 3D.

Par MF

Ils ont décidé de se mobiliser avec les moyens du bord. En cette période de confinement, certains consacrent leur temps libre à fabriquer des visières de protection à destination des soignants et de ceux qui travaillent au contact du public. Lancée à Paris, cette initiative baptisée "Shields - Covid19" fait des émules un peu partout en France.

A Grenoble, un collectif de 25 bricoleurs (Shield - Grenoble - Covid19) s'est créé sous l'impulsion de Philippe Rosset, amateur de bricolage et propriétaire d'une imprimante 3D. Pas besoin de grand chose pour fabriquer une visière : deux élastiques, une feuille plastique transparent et 30 grammes de filament plastique pour le support.

Une entreprise locale, spécialisée dans l'extrusion plastique, fournit gratuitement la matière. "J'ai contacté l'entreprise Capifil de Tullins et le patron a très rapidement accepté de nous donner 30 kilos de filament plastique", précise Philippe Rosset.

Avec une imprimante 3D, il faut entre 30 minutes et 1h30 pour fabriquer un support. Chaque jour, les 25 bénévoles de l'Isère parviennent ainsi à produire 240 visières, qui sont ensuite distribuées gratuitement aux professionnels exposés au virus.
 
© Philippe Rosset
© Philippe Rosset

Infirmière libérale, Nathalie Lacoutière-Joseph, fait partie des bénéficiaires de ce petit réseau d'entraide local. Elle voit ce nouvel équipement comme un moyen de protection complémentaire au masque qu'elle porte au quotidien."Le problème du virus, ce sont les gouttelettes. Nous avons des personnes âgées qui n'ont pas forcément le réflexe de tousser dans leur coude, alors que sommes près de leur visage pour certains soins. Avec le masque nous ne sommes pas épargnés mais avec la visière oui."

Mais ces visières ne sont pas réservées qu'au personnel soignant. Pompiers, employés de boulangerie ou de supermarchés... de nombreux professionnels les ont désormais adoptées.


 

Et ailleurs en Auvergne-Rhône-Alpes ?

Des groupes similaires existent dans d'autres villes de la région : 

Sur le même sujet

Les + Lus