Covid19 : Le CHU de Grenoble recherche des volontaires plus jeunes pour tester l'efficacité de l'hydrogène face au virus

Une équipe de médecins et chercheurs du CHU de Grenoble-Alpes a lancé dès l'apparition du Covid une étude clinique d'impact de l’hydrogène . Ils font de nouveau appel à volontaires, avec cette fois des profils différents, âgés de plus de 18 ans et présentant un début d'infection au Covid,
Jean-Luc Bosson, Professeur de santé publique à Grenoble Alpes Université a lancé ces tests cliniques dès l'apparition du Covid, mais les chercheurs peinent à trouver un nombre de volontaires suffisants
Jean-Luc Bosson, Professeur de santé publique à Grenoble Alpes Université a lancé ces tests cliniques dès l'apparition du Covid, mais les chercheurs peinent à trouver un nombre de volontaires suffisants © France 3 Alpes

Les tous premiers essais cliniques ont démarré dès l'apparition de la pandémie. Jean-Luc Bosson, Professeur de santé publique à Grenoble Alpes Université explique :  "l'idée est simple, il s'agit de proposer de l'hydrogène sous la forme la plus simple qui soit, en comprimé, afin qu'il puisse rapidement se dissoudre dans l'organisme" et de joindre le geste à la parole, en avalant lui-même l'eau du gobelet, saturée en hydrogène" il n'y a aucun risque, la molécule est petite, elle se diffuse vite dans l’organisme, dans le sang et le filtre pulmonaire. Elle est capable de capturer les espèces réactives de l’oxygène, des espèces qui déclenchent des mécanismes inflammatoires ".

Mais le professeur précise :" Attention, elle ne s'attaque pas directement au virus, elle permet à l'organisme de mieux lutter et de réagir"

C'est la raison qui éclairait à ce moment-là le profil des bénévoles recherchés pour cette expérimentation clinique, des patients  de plus de 60 ans, présentant le début d’une infection au Covid-19, et en mesure de rester à domicile. 

Objectif : "démontrer l’efficacité de l’hydrogène pour empêcher l'emballement inflammatoire et les problèmes respiratoires qui interviennent  après le début des symptômes et se traduisent souvent par une hospitalisation avec une lourde prise en charge ".

L’hydrogène, qui ne provoque pas d'effet secondaire, est d'ailleurs précieux dans le domaine de la récupération des sportifs. Les Chinois l'ont par ailleurs  déjà utilisé, en inhalation contre le Covid.

L'hydrogène peut-il réellement éviter les formes sévères du Covid-19 ? L'appartion des nouveaux variants a bouleversé quelque peu les modalités des tests cliniques engagés en février. En Mai, l'équipe du CHU Grenoble Alpes a dû une première fois renouveller un appel à volontaires, d'abord par manque de bénévoles, mais aussi pour faire appel à d'autres profils .

L'âge  requis a été abaissé à 40 ans, concernant des patients infectés, y compris avec des comorbidités, et le périmètre géographique a par ailleurs été élargi.

Appel à volontaires de plus de 18 ans 

Désormais, les chercheurs font appel à "des jeunes de plus 18 ans, avec des symptômes de Covid aigü, depuis au moins 5 jours".

le périmètre s'est par ailleurs "internationalisé, avec des volontaires de Tunisie ou de Serbie" a précisé le professeur  Jean-Luc Bosson qui reste confiant, sans pour autant être en mesure de fournir des résultats probants de ces travaux, faute de quorum.

"Cette semaine, près de 200 patients ont rejoint les tests, il nous faudrait au moins 500 personnes", même si nous sommes déjà persuadés que l'hydrogène pourrait réduire de 30% les effets inflammatoires sévères du Covid.

Les modalités en revanche resteront les mêmes : une cure de vingt et un jours. Ils devront boire chaque jour deux fois 250 ml d’eau enrichie en hydrogène. "Ils seront suivis en téléconsultation, et on leur apprendra à se suivre eux-mêmes avec un appareil qui mesure la saturation en oxygène", précise le Dr Yoann Gaboreau, médecin généraliste et investigateur principal de cette étude.

Le suivi sera poursuivi à 3 mois, 6 mois et 12 mois. La moitié des patients sera traitée avec la molécule, tandis que l’autre recevra un placébo. 

"Ce n'est qu'à partir du 100 ème patient que l'on pourra valider, ou non, notre hypothèse", explique Philippe Cinquin, professeur, praticien hospitalier et directeur du Centre d'investigation clinique (INSERM / DGOS/ CHU de Grenoble) qui plaide : "c'est une occasion de faire, de la malchance d'attraper le virus, une possibilité de recherche positive pour la collectivité".

Pour participer à l'étude, toutes les informations sont à retrouver sur le site des chercheurs et des médecins et du laboratoire ICI .

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