Déconfinement : distanciation, port du masque... Ce qui vous attend dans les transports en commun à Grenoble

Les mesures sanitaires qui vont être appliquées dans les transports en commun de la métropole de Grenoble au moment du déconfinement ont été annoncées ce samedi.
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Photo d'illustration © Franck Medan / MAXPPP
Une priorité nommée sécurité sanitaire. Le plan de déconfinement des transports en commun commence à se dessiner dans la métropole de Grenoble, à quelques jours du 11 mai. Le Syndicat mixte des mobilités de l'aire grenobloise (SMMAG) ainsi que plusieurs élus de Grenoble-Alpes Métropole en ont annoncé les grandes lignes ce samedi 2 mai.

Un premier volet est centré sur les mesures sanitaires qui vont être mises en œuvre dans les bus et tramways dès la fin du confinement. Distanciation physique, désinfection journalière des véhicules, contrôles... Voici les principales informations à connaître.

 

Faire respecter les mesures sanitaires


La fin du confinement approche, mais le nouveau coronavirus n'a pas disparu pour autant. Dans les transports, il s'agit de mettre l'accent sur le respect des bonnes pratiques sanitaires pour limiter la propagation de l'épidémie. "Les gestes barrières seront appliqués (...), il y aura des stickers pour faire en sorte que l'information soit diffusée et du gel hydroalcoolique sera disponible dans tous les véhicules", a déclaré Jean-Paul Trovero, maire de Fontaine et président de la Société d'économie mixte des transports publics de l'agglomération grenobloise (Sémitag).

De plus, la "distanciation physique" sera de mise aux arrêts comme dans les transports et agences de la Sémitag. Un marquage au sol va être effectué pour définir la distance à appliquer entre chaque voyageur. L'entrée dans les bus continuera à se faire par la porte centrale du véhicule et un siège sur deux sera condamné. Comme annoncé par le Premier ministre en début de semaine, tous les usagers devront également être porteurs de masques. Le non-respect de cette mesure pourrait être sanctionné d'une amende d'environ 135 euros à partir du 11 mai.

Autant de mesures qui feront l'objet de contrôles par quelque 200 agents, dont "60 à 80" vont être recrutés en CDD. Ils "vont organiser les flux, faire respecter les gestes barrières et informer les usagers de ce qui est mis en place pour leur sécurité", a poursuivi M. Trovero.
 
Et pour connaître les horaires de moindre affluence dans les transports, l'application mobile "Métromobilités" va être mise à jour afin que "les usagers et les employeurs aient une visibilité (...) pour mieux choisir des heures qui permettent la distanciation physique", a ajouté le président du SMMAG, Yann Mongaburu.

L'ensemble des bus et trams feront l'objet d'une "désinfection journalière", comme c'est déjà le cas depuis quelques semaines. Seule une problématique reste en suspens : la désinfection des climatisations. "Il n'y a pas de procédé fiable à ce jour, nous ne sommes sûrs de rien", a nuancé Jean-Paul Trovero, annonçant que "par principe de précaution, il n'y aura pas de climatisation dans les transports, ni dans les bâtiments" jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée.

 

Prolongation de la gratuité ?


Depuis le début du confinement, les transports en commun sont gratuits dans la métropole grenobloise. L'une des raisons invoquées est sanitaire : pas question, pour les chauffeurs de bus, de vendre des tickets en pleine crise du Covid-19. Et si la gratuité venait à se prolonger ? La question n'a pas encore été tranchée.
 
"Nous sommes en train de travailler sur les outils qui permettraient à tout un chacun de pouvoir acheter son titre de transport autrement que ce qui se fait habituellement", a déclaré le président du SMMAG, affirmant qu'une décision sera prise à ce sujet "la semaine prochaine". Suspendre la vente de titres de transports à bord des véhicules est un choix "fort et durable", a-t-il affirmé.

La gratuité, appliquée depuis près de deux mois sur le réseau, a causé "3 millions d'euros de manque à gagner en avril", selon Jean-Paul Trovero. D'autant que la Sémitag a investi "500 000 euros dans les actions de protection sanitaire des usagers et agents". Bien que la question ne soit pas encore tranchée, le maintien de la gratuité aurait des "conséquences économiques importantes", selon le président de la Sémitag.

 
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