Française retrouvée morte dans une église en Italie : la piste de l'assassinat privilégiée, son compagnon "placé sous écrou extraditionnel"

Le compagnon d'une jeune femme, retrouvée morte dans le Val d'Aoste en Italie, a été placé en détention provisoire jeudi 11 avril en France. La justice italienne a ouvert une enquête pour "meurtre aggravé par préméditation". De nationalité italienne, cet homme de 21 ans avait été interpellé mercredi à Lyon avant d'être déféré devant le parquet de Grenoble pour violation de son contrôle judiciaire.

Le compagnon d'une jeune femme, retrouvée morte dans une église abandonnée en Italie, a été placé en détention provisoire ce jeudi 11 avril, indique le parquet de Grenoble. Plus tôt dans la journée, cet homme de 21 ans, de nationalité italienne, a été déféré devant le parquet pour violation de son contrôle judiciaire.

"Recherché depuis fin mars par le parquet de Grenoble pour la violation de son contrôle judiciaire, un homme de 21 ans, de nationalité italienne, jamais condamné, est suspecté du meurtre de sa compagne, une jeune femme de 22 ans", a précisé le procureur de la République de Grenoble, Eric Vaillant. Le suspect a été interpellé ce mercredi soir à Lyon, grâce au bornage de son téléphone.

La procédure de remise à l'Italie de cet homme de 21 ans a été enclenchée jeudi soir par les magistrats français, a indiqué Eric Vaillant. Il "a été placé sous écrou extraditionnel" en attendant sa comparution devant les juges d'instructions grenoblois jeudi prochain, a-t-il précisé.

La victime retrouvée dans une église en ruines

La victime, originaire de Saint-Priest (Rhône), dans la banlieue de Lyon, a été découverte vendredi 5 avril dans une église désaffectée de la commune de La Salle, dans le Val d'Aoste, région italienne proche de la frontière avec la France. Selon le parquet d'Aoste, la victime présentait plusieurs blessures à l'arme blanche, notamment au cou et au ventre. Son corps a été découvert par une randonneuse.

Le décès de la jeune femme remonterait à la fin mars-début avril. Tous deux avaient en effet passé la frontière franco-italienne fin mars dernier : "Prévenu par la police italienne que le couple avait passé ensemble, sans incident, la frontière France-Italie le 25 mars, le parquet de Grenoble avait ouvert une enquête pour violation du contrôle judiciaire à l'encontre du compagnon", précise le procureur de Grenoble.

Le suspect faisait l'objet d'un contrôle judiciaire depuis le 13 janvier dernier "suite à son défèrement pour violences conjugales et menaces afin que sa victime se rétracte d'(une) plainte". Il avait notamment interdiction d'entrer en contact avec la victime. Il devrait toujours être jugé le 3 mai à Grenoble pour la violation de son contrôle judiciaire.

Depuis la découverte du corps, une enquête pour meurtre avec préméditation a été ouverte par la justice italienne. "L'accusation que nous relevons est celle de meurtre aggravé par préméditation et relation affective avec la victime", a déclaré jeudi le procureur général d'Aoste, Luca Ceccanti, lors d'une conférence de presse. "Il s'agit évidemment d'un féminicide", a-t-il ajouté en excluant l'hypothèse d'un enlèvement.