Tensions dans le centre-ville de Grenoble entre des lycéens et des CRS ce mercredi

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Écrit par Yann Gonon et Margaux Tertre

Des élèves de différents lycées de l'agglomération de Grenoble font face aux forces de l'ordre dans le centre-ville depuis la fin de matinée, ce mercredi 5 décembre. La manifestation s'est terminée après 12 h 30, les CRS ont quitté les lieux mais les lycéens veulent revenir en début d'après-midi. 

Nouvelle journée de mobilisation des lycéens ce mercredi 5 décembre, et nouvelles tensions avec les CRS notamment dans le centre-ville de Grenoble.
Compte -rendu de la journée avec le reportage de Nathalie Rapuc, Cédric Picaud & Yann Gonon

12 h 40 : Le calme est revenu cours Jean Jaurès. Les CRS et policiers quittent les lieux. Quelques jeunes sont encore sur les rails du tram mais le trafic devrait reprendre progressivement. Les jeunes ont promis de revenir en début d'après-midi. 
 
Comme à Bourgoin-Jallieu les deux derniers jours, des gilets jaunes se sont joints aux manifestations lycéennes pour "sécuriser les jeunes lycéens qui manifestent, les encadrer, éviter les débordements et qu'ils se fassent matraquer". 

Via Twitter, la police nationale de l'Isère dénonce des appels à la violence envers les policiers qui circuleraient sur Twitter. 
 
12 h : Les jeunes discutent avec les forces de l'ordre. Ils veulent rester sur les lignes de tram et promettent de ne pas se rendre dans le centre-ville. Les CRS ont quadrillé le secteur et des véhicules de police se trouvent sur le cours Berriat.
De fortes perturbations sont à prévoir sur les lignes de tram A et B notamment. 
 

11 h45 : les CRS chargent à nouveau les lycéens sur les rails du tram cours Jean Jaurès. Ils font usages de gaz lacrymogène. C'est le jeu du chat et de la souris entre les forces de l'ordre et les lycéens qui se cachent dans les rues adjacentes avant de revenir sur le cours Jean Jaurès. Ils ne seraient plus qu'une cinquantaine. 
Les insultes fusent du côté des lycéens. 
 

11 h 30 : les CRS font à nouveau usage de gaz lacrymogène. Les pompiers ont dû prendre en charge une personne incommodé. Ils ont également dû éteindre un feu de poubelle démarré par les lycéens. 
D'après la police, 200 manifestants se trouvent cours Jean Jaurès en direction de l'avenue Alsace-Lorraine. Les lycéens jettent des aérosols sur les poubelles en feu. Les CRS ont commencé à lancer des grenades lacrymogènes. Ils essayent de les faire reculer et empêcher d'accéder à la place Victor Hugo.
 
 

 

11 h : des jeunes venus de plusieurs lycéens de l'agglomération grenobloise se trouvent dans le centre-ville de Grenoble. Un pétard a explosé dans une poubelle et une autre a été incendié au niveau de l'arrêt de tram Alsace-Lorraine. Des policiers se trouvent à proximité mais n'interviennent pas pour l'instant. 
 
10 h : Devant le lycée des Eaux Claires à Grenoble, notre journaliste Nathalie Rapuc a pu obtenir le témoignage d'une lycéenne. D'après la jeune fille, des élèves du lycée Louise Michel et Vaucanson ont allumé un feu devant les Eaux Claires avec de l'essence et une bonbonne de gaz. Les pompiers ont pu maîtriser l'incendie. Ils seraient maintenant en route vers le centre-ville.
 
9 h : Ce mercredi 5 décembre, avant 9 heures des élèves du lycée Vaucanson à Grenoble se sont rassemblés devant leur établissement depuis le début de matinée.
Ils seraient une centaine à manifester. La police nationale est sur place. 
D'après la police, différents rassemblements ont eu lieu devant des lycées de l'agglomération grenobloise. Au lycée Louise Michel et à Jean Jaurès à Grenoble, il y avait 200 élèves par établissement. Ils étaient 300 devant le lycée Marie Curie à Échirolles et autant devant l'établissement Jacques Prévert à Fontaine. 
 

 Une lycéenne blessée dans les manifestations de mardi 4 décembre 


Hier, mardi 4 décembre, des manifestations avaient déjà eu lieu devant le lycée Vaucanson et aux Eaux Claires ainsi que dans le centre-ville de Grenoble. Des débordements et des affrontements avec les CRS avaient eu lieu en marge du cortège dans le secteur Jean Jaurès. 

D'après le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, une jeune fille de 16 ans du lycée Jean-Jaurès à Grenoble aurait été sérieusement blessée lors de ces affrontements.