Grenoble : les conducteurs des tramways et des bus désormais obligés de porter le masque

Les conducteurs des transports en commun de Grenoble (TAG) sont désormais obligés de porter le masque depuis ce lundi. Une mesure prise par la direction générale de la Sémitag en raison du contexte sanitaire en Isère mais aussi de l'inquiétude des voyageurs. 
(photo d'illustration)
(photo d'illustration) © Marc GREINER / Maxppp
C'est une question qui taraude nombre d'usagers des transports en commun : pourquoi les conducteur ne portent-t-il pas systématiquement un masque ? En réalité, il ne sont pas obligés de l'avoir "s'il sont séparés physiquement du public par une paroi fixe ou amovible" comme le stipule le décret du 29 octobre 2020 pris par le gouvernement dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire. 

Néanmoins, la Société d'économie mixte des transports publics de l'agglomération grenobloise (Sémitag) a décidé de le rendre obligatoire à partir de ce lundi. Et ce, pour diverses raisons. Tout d'abord, le virus est "beaucoup plus virulent en Isère qu'au mois de mars" explique le directeur général de la Sémitag Philippe Chervy. En effet, 10% des conducteurs sont actuellement soit contaminés, soit cas contacts contre deux ou trois maximum en même temps au printemps. D'autre part, la direction a ainsi voulu répondre à l'inquiétude des voyageurs. 

La TAG a notamment été plusieurs fois interpellée à ce sujet sur twitter ces derniers temps : 

 

"Il y en a qui ne le supportent pas sur une durée prolongée"

La nouvelle n'a pas été très bien accueillie par une partie du personnel qui s'inquiète notamment des éventuelles conséquences sur sa santé "Migraines, maux de têtes, difficultés respiratoires, lésions cutanées faciales, dermite irritative, etc. De nombreux effets indésirables ont été constatés par l’OMS en cas de port prolongé du masque", souligne le syndicat FO. Certains conducteurs se sont d'ailleurs mis en arrêt en raison de cette nouvelle mesure d'après Fernando Martins, de FO. "Nous ne sommes pas contre le port du masque. On incite même les conducteurs à le porter, affirme-t-il. Mais il y a des personnes qui ne le supportent pas sur une durée prolongée. Notamment ceux qui ont des lunettes, à cause de la buée."

Mais Philippe Chervy se veut rassurant. "Le but n'est pas de sanctionner", assure le directeur général qui rappelle que ceux qui ont une contre-indication médiale seront bien évidemment autorisés à travailler sans masque. Son souhait serait que la majorité des conducteurs roulent à présent masqués. "J'aimerais qu'au moins 90 % des 1.000 salariés le portent", conclut-il.
 
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