Grenoble : le mouvement "Nous voulons des coquelicots" se mobilisera jeudi contre les pesticides

Le mouvement "Nous voulons des coquelicots" prévoit une nouvelle mobilisation jeudi 31 octobre place Félix Poulat à Grenoble comme dans bien d'autres villes d'Auvergne-Rhône-Alpes et de France. Ils veulent obtenir l'interdiction des pesticides. 

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Le mouvement "Nous voulons des coquelicots" prévoit une nouvelle mobilisation jeudi 31 octobre place Félix Poulat à Grenoble comme dans d'autres villes d'Auvergne-Rhône-Alpes et de France.L'association, présidée par le journaliste Fabrice Nicolini a été créée il y a un peu plus d'un an pour lutter contre les pesticides, tenter d'obtenir leur interdiction totale en France et rappeler sa dangerosité à la fois pour la nature et pour l'être humain. Depuis, des mobilisations sont organisées tous les premiers vendredis du mois partout en France. D'autres rassemblements sont également prévus le 1er novembre prochain. 

"Des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant"

Parallèlement, les membres de l'association ont lancé une pétition pour laquelle ils ont obtenu près d'un million de signatures à ce-jour. 


Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers. 
- Extrait de la pétition lancée par l'association Nous voulons des coquelicots qui veut interdire les pesticides en France


Les membres de l'association se réjouissent des "décisions favorables" qui ont été prises à l'encontre des pesticides dans plusieurs communes françaises. Cinq villes, dont Grenoble, ont par exemple interdit conjointement les pesticides en septembre dernier par un arrêté préfectoral. 
 
Mais les militants veulent aller plus loin : "l’objectif est d’inciter les pouvoirs publics, l’Etat, les parlementaires, à prendre les mesures législatives et réglementaires nécessaires pour sortir de l’agriculture chimique".

De nouveaux pesticides 

Les membres de "Nous voulons des coquelicots" alertent particulièrement sur les dangers d'un pesticide vraisemblablement récent. "L’interdiction des pesticides est d’autant plus urgente que de nouveaux produits apparaissent, comme les SDHI, fongicides qui inhibent la respiration cellulaire de tous les êtres vivants."

Le principe de ces SDHI (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase) est en fait de bloquer le processus respiratoire des cellules des champignons. Et d'après le journaliste Fabrice Nicolino, qui a sorti une enquête en septembre dernier nommée Le crime est presque parfait. L’enquête choc sur les pesticides et les SDHI (éd. Les Liens qui libèrent), ces pesticides s'attaqueraient également aux cellules des animaux et pourraient avoir des conséquences extrêmement néfastes sur l'être humain.  

Dans son livre, le journaliste met en cause l'Agence publique de sécurité sanitaire (Anses) qui ne ferait que peu de cas des révélations des scientifiques, dont Pierre Rustin. Il l'accuse également d'avoir traité ce dernier "etrêmement mal", d'après France info.

A Grenoble, des animations seront prévues dès 16 heures sur les lieux de la mobilisation.