Grenoble : une plateforme pour connaître l'affluence dans les transports et éviter la foule

Une plateforme a été mise en ligne pour connaître l'affluence théorique dans les transports en commun de la métropole de Grenoble, heure par heure. Les données doivent encore être affinées, mais l'outil pourrait permettre aux usagers d'adapter leurs trajets.

Le SMMAG a mis en ligne une plateforme estimant la fréquentation aux arrêts heure par heure.
Le SMMAG a mis en ligne une plateforme estimant la fréquentation aux arrêts heure par heure. © France 3 Alpes
Éviter la cohue et être plus serein dans les transports en commun à l'heure du déconfinement. C'est l'objectif de la nouvelle plateforme en ligne lancée par le Syndicat mixte des mobilités de l'aire grenobloise (SMMAG). Un "service expérimental" qui permet aux voyageurs du réseau de consulter "l'affluence théorique" de chaque arrêt de bus ou de tram, tranche horaire par tranche horaire.

On y apprend notamment que plus de 4 000 voyageurs se croisent chaque jour à l'arrêt de tram "Victor Hugo", dans le centre-ville, entre 15h30 et 18h30. Il s'agit du pic d'affluence à cet arrêt.

Mais d'où viennent les informations répertoriées sur cette plateforme ? Elles sont issues d'une enquête menée par le réseau Tag en 2016. "Des données supplémentaires, issues d’autres études, pourront être intégrées ultérieurement en fonction de leur pertinence", ajoute le SMMAG dans un communiqué.

 

Données à affiner


Il est donc "probable" que la fréquentation annoncée diffère de l'affluence réelle aux arrêts, reconnaît l'autorité organisatrice de la mobilité dans l'agglomération. Une fonctionnalité permet ainsi aux usagers de signaler le nombre de voyageurs présents à l'arrêt auquel ils se trouvent, afin d'affiner les données. Aucune donnée personnelle n'est collectée, assure le SMMAG.
 
L'idée est de limiter les rassemblements dans les transports, une semaine après la fin du confinement, alors que le nouveau coronavirus circule toujours activement dans la région. Cette mesure de l'affluence pourrait permettre aux voyageurs d'adapter leurs trajets pour éviter la foule. Selon un sondage CSA publié jeudi, plus de la moitié (54%) des usagers qui comptent continuer à emprunter les transports en commun ont la peur au ventre.

 
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