Isère : la police municipale d'Echirolles visée par des tirs de mortiers et des jets de bouteilles de peinture

A Echirolles, dans la banlieue de Grenoble, la police municipale a fait l'objet de tirs de mortiers d'artifice, jeudi 29 octobre en fin de journée. Pas de blessé à déplorer mais quelques dégradations. Les incidents de ce type se multiplient ces dernières semaines.

L'hôtel de ville d'Echirolles - Photo d'illustration
L'hôtel de ville d'Echirolles - Photo d'illustration © Google street view.
Des tirs de mortiers ont de nouveau été entendus dans l'agglomération grenobloise en fin de journée, ce jeudi 29 octobre. Cette fois, c'est la police municipale d'Echirolles qui était visée. Les auteurs ont pris la fuite sur des scooters.

Les faits se sont produits hier soir peu avant 20h30, sur la Place des 5 fontaines à Echirolles. Arrivés sur trois scooters, six individus ont visé le local de la police municipale ainsi qu'un véhicule avec des mortiers d'artifice. Des bouteilles en verre contenant de la peinture ont également été jetés. 

Personne n'a été blessé, mais les vitres du véhicule ont été brisées. Des éclats de peinture ont également été retrouvés sur la carrosserie de la voiture ainsi que sur le sas d'entrée de la mairie. 

Les auteurs de "l'attaque" ont pu prendre la fuite. Une enquête a été ouverte indique le procureur de Grenoble sur son compte twitter. "Les tirs de mortier auxquels on assiste ces derniers temps ne sont pas du tout « festifs » mais destinés à dégrader et blesser", insiste Eric Vaillant. 
 
Deux heures plus tôt, à quelques kilomètres de là, sur la commune de Fontaine, les pompiers avaient également été visés par des tirs de mortiers, apprend-on de source policière. Les incidents de ce type se multiplient depuis quelques semaines dans l'agglomération de Grenoble, ce qui a conduit le préfet à interdire "la vente, la détention et l’usage sur la voie publique de fumigènes, pétards ou feux d’artifices simples ou de type mortiers". Une interdiction applicable jusqu'au 30 novembre.

Dans un communiqué, le maire communiste d'Echirolles condamne "avec la plus grande fermeté les actes des délinquants ayant tiré des mortiers d’artifice en direction de l’Hôtel de Ville et des agent-es de la police municipale". Pour Renzo Sulli, "Cette attaque démontre également que les interventions de police menées depuis des mois contre le trafic sur Échirolles dérangent les délinquants tout comme la présence quotidienne des forces de l’ordre sur les secteurs concernés. Le commerce illicite a été déstabilisé par le confinement du printemps, il en sera de même pour celui qui démarre aujourd’hui".

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers police société sécurité