La Presqu'île scientifique de Grenoble bloquée par des manifestants écologistes : le projet d'extension d'une usine dans le viseur

Le quartier de la Presqu'île scientifique de Grenoble a été bloqué à la circulation, tôt ce lundi 8 avril au matin, par une centaine de manifestants écologistes, dont certains du collectif StopMicro ou des Soulèvements de la Terre. Ils dénoncent l' agrandissement de l'usine STMicroelectronics, ainsi que la pollution générée par plusieurs groupes d'ingénierie.

Une centaine de manifestants écologistes ont bloqué le quartier de la Presqu'île scientifique de Grenoble, ce lundi 8 avril au matin. Plusieurs axes d'entrée et de sortie ont été coupés à la circulation à partir de 7h30 et jusqu'aux environs de 9 heures.

La circulation a été rendue très compliquée ce lundi matin, notamment au niveau de la place Nelson Mandela. D'autant plus que ce quartier, situé près du centre-ville de Grenoble, regroupe d'importantes entreprises et de nombreux salariés.

"Le lieu de création d’une élite technocratique"

Cette action a été menée par StopMicro, avec les Soulèvements de la Terre, Action autonome Isère et les Faucheurs volontaires. Les manifestants protestaient contre les agrandissements des usines STMicro et Soitec, implantées près de Grenoble et spécialisées dans les microtechnologies et la fabrication de semi-conducteurs.

"Le polygone scientifique est le lieu de création d’une élite technocratique, où travaillent aujourd’hui plus de 10 000 ingénieurs, et où la recherche publique est au service des usages industriels et militaires. Travailler pour le CEA n’est donc jamais anodin : c’est donner les atouts de la recherche publique aux industriels, notamment de l’armement, qui en naissent et qui profitent de chaque innovation", a indiqué le collectif StopMicro dans un communiqué publié ce lundi.

"C’est sur la Presqu’île que se trouve un des plus grands centres de recherche et développement de la multinationale STMicroelectronics, où travaillent plus d’un millier de cadres et d’ingénieurs. Non-content de produire une quantité astronomique de puces, le géant innove perpétuellement, créant ainsi artificiellement de nouveaux besoins", poursuit le document.

Une manifestation samedi

Sur place ce lundi matin, la centaine de manifestants ont déployé de nombreuses banderoles avec comme slogan "Reprenons la terre aux machines" ou encore "R&D à ST au service du business et de la guerre".

Après leur action, les manifestants ont rapidement déambulé dans les rues de la Presqu'île avant de se disperser dans le calme, aux environs de 9 heures. "C'est symbolique de faire un blocage à la Presqu'île. C'est ici que se concentre les ingénieurs et les chercheurs, qui fabriquent ces puces destinées à la quincaillerie électronique ou encore aux armes de guerre", a expliqué Mathilde, une manifestante.

"Ça s'inscrit dans la continuité de ce qui a été organisé tout le week-end. C'est aussi pour cibler spécifiquement la Presqu'île, les lieux de décision et de pouvoir. On a pu bloquer pendant plus d'une heure, deux lieux d'entrée et de sortie de la presqu'île scientifique", a ajouté Lison, une autre manifestante.

Ce samedi 6 avril, entre 850 et 2 000 personnes ont manifesté dans les rues de Grenoble, toujours à l'appel du collectif StopMicro, pour protester contre le projet d'extension de l'usine STMicroelectronics située à Crolles, près de Grenoble, dans la vallée du Grésivaudan.

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