Le premier confinement au cœur d'une exposition participative du Centre du graphisme d'Echirolles

Le premier confinement est au coeur d'une exposition participative orchestrée par le Centre du graphisme d'Echirolles jusqu'au 21 mars. Elle transforme cet événement, invité indésirable dans nos vies il y a un an, en sujet de création.

Comment s'inspirer des 51 jours du premier confinement pour créer ? C'est la question qu'a posé sur les réseaux sociaux le Centre du graphisme d'Echirolles. Un appel auquel tout le monde pouvait répondre en soumettant une œuvre symbolisant cette période.

"On a été envahis, mais avec plaisir puisque chacun a pu nous faire part de son ressenti pendant le premier confinement", explique Geneviève Calatayud, la directrice du Centre du graphisme d'Echirolles (Isère).

Plus de 450 œuvres provenant de sept pays ont été envoyées. Et l'exposition participative "L'art déconfiné, des confiné(e)s" est née, elle sera visible au Centre du graphisme jusqu'au dimanche 21 mars. Virtuelle pour l'instant, en attendant d'être présentée au public.

"On voit dans tout ce qui est présenté ici qu'il y a des messages d'espoir, des messages de lutte, des questionnements sur comment on va s'en sortir, note Geneviève Calatayud. Et il y a aussi beaucoup de messages où on a envie de s'évader, de rêves, des messages demandant ce que sera notre avenir demain."

Le Centre du graphisme d'Echirolles organise une exposition participative sur le confinement

 

Histoire collective

Poétique, politique, sarcastique, humoristique... L'exposition est un peu plus que le reflet d'un ressenti individuel, elle ouvre sur l'histoire collective. L'idée était également de maintenir un lien entre le public et la culture au printemps dernier, lorsque tous les lieux culturels fermaient leurs portes pour la première fois.

"On a une maison avec des barbelés qui indique bien l'enfermement et le virus tout autour qui nous oppresse", décrit la directrice du Centre du graphisme, désignant une œuvre de l'exposition. Les créations utilisent le dessin, la peinture, le collage, le numérique et la récup. Bref, tout ce qui était à disposition de l'homo confinus, pris dans une situation qui échappe.

"On a ce soleil qui vient se superposer au virus et qui nous dit que la vie reprend, on voit le bout du tunnel, c'est la lumière, ajoute Geneviève Calatayud au sujet d'une autre œuvre. C'est un espoir pour, peut-être, une vie meilleure." Une vie meilleure où l'on pourrait retourner dans des salles d'exposition, s'attabler à une terrasse de bar et se dire que toute cette période est bien derrière nous.

 

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