Université Grenoble Alpes : sur le campus, 500 personnes respectent une minute de silence en hommage à Samuel Paty

En mémoire du professeur d'histoire-géographie assassiné vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, le campus universitaire de Saint-Martin-d'Hères a observé une minute de silence ce mardi à 10 heures. 500 étudiants et professeurs étaient présents.

Etudiants et professeurs se sont réunis sur le campus de l'université Grenoble Alpes pour rendre hommage au professeur tué à Conflans-Sainte-Honorine.
Etudiants et professeurs se sont réunis sur le campus de l'université Grenoble Alpes pour rendre hommage au professeur tué à Conflans-Sainte-Honorine. © Xavier Schmitt - France 3 Alpes
Au coeur d'un campus figé, ce mardi matin à 10 heures, étudiants et professeurs de l'université Grenoble Alpes ont tenu à respecter une minute de silence en hommage à l'enseignant décapité le 16 octobre, à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines.
 
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Minute de silence à Saint-Martin-d'Hères ©France 3 Alpes

Ils étaient environ 500 à se recueillir en mémoire de Samuel Paty, sur la place centrale du campus de Saint-Martin-d'Hères, près de Grenoble. Des applaudissements ont également retenti, témoignage du soutien de la communauté éducative universitaire envers l'éducation secondaire.
 
"C’est toute la communauté éducative qui a été meurtrie, touchée par cet acte odieux, a déclaré Yassine Lakhnech, président de l’université Grenoble Alpes, devant le parterre d'étudiants et d'enseignants. Nous devons être solidaires face à ce genre d’attaque qui touche nos valeurs, notre profession." 

Pour le président de l'UGA, il est d'autant plus essentiel de mettre l'accent sur la discussion et l'ouverture après cet attentat. "C’est le dialogue qui doit être présent et qui doit nous permettre de poursuivre cette éducation, souligne-t-il. Avec l’idée de créer l’esprit critique, l’ouverture, pour que les personnes puissent faire face et résister à des doctrines et à des gens qui essaient d’emmener des jeunes dans des directions qui ne sont pas compatibles avec la République."
 
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