Grève SNCF : nouvelles journées d’actions ce mercredi 7 et jeudi 8 décembre, de "fortes perturbations" attendues au niveau des trains

Publié le Mis à jour le
Écrit par G.G avec AFP

Alors qu’une semaine de négociations décisives s'ouvre à la SNCF avec des discussions sur les salaires, les syndicats se préparent à de nouvelles journées de mobilisation ce mercredi et ce jeudi. Le trafic sera "très perturbé" sur les lignes TER en Auvergne Rhône-Alpes. Des annulations sont également prévues sur l'axe TGV Paris-Lyon.

Après une grève massive des chefs de bord, la dénomination officielle des contrôleurs, et l'annulation de 60% des TGV et Intercités le week-end dernier, la SNCF se prépare déjà à deux nouvelles journées de mobilisation ce mercredi 7 et ce jeudi 8 décembre.

Cette fois, l'ensemble des personnels du groupe public sont appelés à cesser le travail par la CGT-Cheminots, SUD-Rail et la CFDT-Cheminots, afin de peser sur les négociations annuelles obligatoires (NAO) qui s'ouvrent ce jour-là.

Selon les premières prévisions publiées lundi soir, le conflit affectera surtout les TER dans plusieurs régions dont les Alpes. "Le trafic sera très perturbé sur les lignes TER en Auvergne Rhône-Alpes", prévient le service communication de la SNCF Voyageur en Aura. "Il y aura de grosses difficultés, notamment sur la zone de Lyon.".

SNCF Voyageurs prévoit des annulations sur certains TGV ou Intercités, en particulier sur l'axe TGV Paris-Lyon en raison d'un mouvement local des aiguilleurs.

Les voyageurs touchés prévenus par mail ou SMS

Sur les grandes lignes, les voyageurs concernés seront informés par mail ou SMS en cas d'annulation de leur train. La SNCF promet dans ce cas un remboursement complet avant le départ prévu, ou un échange sans frais dans tous les trains où il reste de la place.

Dans tous les cas, les clients pourront se renseigner sur la circulation des trains pour le mercredi 7 décembre, ce mardi à 17H00, sur le site SNCF TER Auvergne Rhône-Alpes.

L'enjeu, la revalorisation des salaires pour 2023

L'enjeu des négociations est la revalorisation des salaires pour l'année 2023 alors que l'inflation a encore atteint 6,2% sur un an en novembre. Par ailleurs, le groupe public fait face à l'explosion des coûts de l'énergie, tout en se voyant contraint de limiter la hausse du prix des billets.

"La SNCF va annoncer, en cette fin d'année, des résultats records", avance SUD-Rail qui appelle à une augmentation substantielle des salaires. Au premier semestre, la SNCF a annoncé un bénéfice net de 928 millions d'euros, contre une perte de 780 millions sur la même période en 2021. SUD-Rail demande donc 400 euros bruts mensuels en plus pour tous, quand l'Unsa souhaite une hausse de 5% des salaires.

Pour l'instant, la direction a proposé une augmentation de la prime travail de 600 euros par an, "ce qui équivaut à environ 40 euros nets mensuels" et est jugé insuffisant, d'après le secrétaire général de l'Unsa-Ferroviaire, Didier Mathis. Ce dernier se veut malgré tout optimiste sur une issue possible au conflit: "L'affaire est plutôt bien engagée", avance-t-il.

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