Actes de vandalisme à Roybon en Isère : "mobile inconnu", "aucune revendication", confirme le procureur de la République

Un groupe d'individus masqués a vandalisé les locaux de commerces et d'établissements publics dans la nuit de mercredi à jeudi dans le centre-ville de Roybon, en Isère. Pour l'instant le mobile reste inconnu. Laurent Wauquiez se rendra à Roybon ce vendredi.
L’office du tourisme de Roybon vandalisé ce 3 décembre
L’office du tourisme de Roybon vandalisé ce 3 décembre © Office de tourisme Terres de Berlioz
"Toutes les vitres ont des impacts, elles sont toutes à changer". Ce matin, le constat était amer à l'office de tourisme de Roybon. Dans la nuit, un groupe de personnes cagoulées a saccagé de nombreuses vitrines du centre-ville de cette commune de l'Isère.

"Ils s'en sont pris à la pharmacie, la boulangerie, La Poste, la supérette, à la vitrine d'un artisan plaquiste avant de descendre dans le village pour saccager l'office de tourisme, le salon de coiffure et la mairie", déplore Serge Perraud, le maire UDI de Roybon. "C'est désespérant. Je pense surtout aux commerçants qui n'ont pas besoin de ça en ce moment".

Laurent Wauquiez à Roybon vendredi

Les trois individus ont ensuite essayé de mettre le feu au bar-restaurant situé en face de la mairie, ainsi qu'à plusieurs voitures, vers 1h30 du matin. Les pompiers sont arrivés à temps pour que le feu soit maîtrisé et les dégâts limités.

Aucun vol n'est à déplorer. Le but était vraisembablement de dégrader les biens.

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, se rendra ce vendredi à 17h à Roybon "pour rencontrer les commerçants victimes de dégradations", a fait savoir son cabinet.
 

Absence de revendications

"Pour l'instant le mobile reste inconnu et aucune revendication ne nous est parvenue", déclare Eric Vaillant, le procureur de la République de Grenoble.
 

"A l'heure où je vous parle, il est impossible de dire qui a fait cela", commentait ce jeudi matin le maire de la commune qui en a assez de "ne pas avoir les moyens d'empêcher ce type d'événements intolérables de se reproduire". "Il faut remettre de l'ordre dans ce pays", ajoute-t-il.

Dans les rues de la ville, les regards se tournent vers les Zadistes, dont le campement a été détruit à la mi-octobre par les autorités suite à l'annulation du projet de construction d'un Center Parcs. Cependant, aucun élément ne permet de faire de lien.

Serge Perraud préfère regarder vers l'avenir. "Nous allons entreprendre des travaux de requalification de la grande rue pour faire briller notre statue de la liberté. Il est temps que la lumière revienne éclairer la commune", conclut l'édile.

Une enquête a été confiée à la gendarmerie de Saint-Marcellin.

 
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