Isère : faute de gymnase, fermé à cause du Covid-19, l'association Cémavi donne des cours de sport dans un garage

L'association Cémavi propose habituellement des cours de sport aux personnes en situation de handicap. Malgré la dérogation accordée par le gouvernement durant le confinement, les bénéficiaires doivent recourir au système D, le gymnase de Corenc ayant été fermé pour cause de Covid-19.
A Corenc, l'association Cémavi continue de donner des cours de sport aux personnes handicapées, dans un garage.
A Corenc, l'association Cémavi continue de donner des cours de sport aux personnes handicapées, dans un garage. © France 3 Alpes
Une bâche en guise de tapis de sol, et le garage du trésorier de l'association Cémavi se transforme en salle de sport. A Corenc, en Isère, la mairie a décidé de fermer ses infrastructures en raison de l'épidémie de Covid-19. Alors, l'association Cémavi, qui propose des activités culturelles et sportives aux personnes en situation de handicap, a trouvé une solution provisoire, mais nécessaire : aménager un garage en gymnase de fortune. 
 
"On a des dérogations qui nous permettent de continuer ces séances [durant le confinement, ndlr]. Malheureusement, on ne peut pas profiter des créneaux disponibles sur les différentes infrastructures de la ville. C’est un peu dommage, car le garage, c’est un peu spécial comme salle", déplore Benjamin Bosviel, enseignant en activité physique adaptée à Cémavi.
 
Cette décision a été prise par la mairie, pour limiter les risques sanitaires. Alors, il a fallu s'adapter. Peu importe les murs, c'est un rendez-vous immanquable pour ces sportives. "C'est très sympa, assure Sandra, bénéficiaire de l'association. Ça nous change les idées."

Au programme ce jeudi : découverte du basket. Les enseignants essaient de varier un maximum les activités proposées, même si cela n'est pas toujours évident. "Ici, je peux travailler plus difficilement tout ce qui est cardio-respiratoire. Faire de la course dans le garage, ça n’a pas grand intérêt. Dans un gymnase, on peut trouver d’autres choses : des tapis, des ballons, des paniers, des cages…" reprend Benjamin Bosviel.

La mairie, de son côté, assure qu'elle n'a qu'une envie : rouvrir au plus vite ses infrastructures, dès que la situation sanitaire le permettra.
 
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