Isère : des inscriptions racistes taguées sur la permanence d'Amin Ben Ali, candidat aux municipales de Tullins

La façade de la permanence d'Amin Ben Ali a été taguée durant la nuit de mercredi à jeudi 16 janvier. / © Amin Ben Ali - Post Facebook
La façade de la permanence d'Amin Ben Ali a été taguée durant la nuit de mercredi à jeudi 16 janvier. / © Amin Ben Ali - Post Facebook

Dans la nuit de mercredi à jeudi 16 janvier, des inscriptions racistes ont été taguées sur la permanence d'Amin Ben Ali, candidat aux élections municipales de Tullins, en Isère. Une plainte a été déposée.

Par Sophie Marechal

"J'ai découvert ça en arrivant à la permanence ce jeudi 16 janvier vers 9h. Il y a quand même un sentiment d'humiliation. Quand on se présente à des fonctions électives, on a l'impression que tout le monde est sur un pied d'égalité. Mais il y une poignée d'imbéciles qui vient diviser", déplore Amin Ben Ali, candidat aux élections municipales de Tullins sur la liste "Nous Pouvons". 

Plusieurs inscriptions racistes ont en effet été taguées sur la façade de sa permanence de campagne, probablement durant la nuit de mercredi à jeudi. Le militant France Insoumise a immédiatement porté plainte. Une enquête est en cours.
 


"Faire un pied de nez à ces imbéciles"

Choqué par ces dégradations, Amin Ben Ali a bien l'intention de poursuivre sa campagne. "Je me suis d'abord demandé pourquoi je m'étais embêté à quitter mon poste au Parlement Européen pour me présenter à Tullins, confie-t-il. Mais avec tous les soutiens que j'ai reçu, aussi bien de mon parti que de partis adverses, ça m'a finalement motivé à redoubler d'efforts pour réussir et faire un pied de nez à ces imbéciles."

Sur Twitter en effet, les réactions ne se sont pas fait attendre. "Tout mon soutien à Amin Ben Ali dont le local a étét tagué par un odieux 'bougnoul, islam'. Cet acte raciste doit être condamné et puni !", s'insurge Mathilde Panot, députée La France Insoumise du Val-de-Marne.
 

Même son de cloche du côté d'Adrien Quatennens, qui dénonce un "tag écoeurant".  
 

Amin Ben Ali n'est pas le seul candidat du département dont les locaux de campagne ont subi des dégradations. Mardi 14 janvier, la députée LREM et candidate à la mairie de Grenoble, Emilie Chalas, a vu sa permanence "murée" par des plaques de polystyrène sur lesquelles des menaces étaient inscrites.  
 

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