Isère : le maire de Miribel-les-Échelles agressé par un groupe de jeunes

Williams Dufour, maire de Miribel-les-Échelles, a été agressé lundi soir par un groupe de jeunes gens qui jetaient des pétards sur la place du village. Une enquête de gendarmerie est en cours.

Le maire de Miribel-les-Echelles a été victime d'une agression lundi soir.
Le maire de Miribel-les-Echelles a été victime d'une agression lundi soir. © DR / Creaticve commons
Le maire de Miribel-les-Echelles, petite commune de l'Isère, a été victime d'une agression dans la soirée de ce lundi 27 juillet. Williams Dufour, 51 ans, a été frappé par plusieurs jeunes qui créaient du désordre sur la place du village, a-t-on appris de sources concordantes, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Sur les coups de 20 heures, le maire et deux conseillers municipaux "ont été alertés par des bruits de scooter puis de feux d’artifice sur la place du village", explique le procureur de la République de Grenoble. Les élus ont demandé aux six jeunes présents de cesser les nuisances, c'est alors qu'une altercation verbale a éclaté. Williams Dufour leur a indiqué être le maire de la commune, ce qui n'a pas fait retomber les tensions. Les jeunes l'ont même menacé avec un feu d'artifice.

"Le maire a voulu maîtriser un jeune qui le menaçait et a été brûlé par le feu d’artifice pendant qu’un autre membre du groupe le frappait à la tête", ajoute le procureur. L'édile a été pris en charge par les secours et transporté à l'hôpital de Voiron, il présente 7 jours d'ITT. "J’ai une luxation d’un doigt, une brûlure à une main et des points de suture à une arcade sourcilière", explique Williams Dufour au Dauphiné Libéré.

 

Indignation


Quant aux conseillers municipaux, "l’un a reçu un coup de casque à la main et l’autre présentait uniquement une brûlure à la chemise due à un feu d’artifice", selon le parquet. Williams Dufour s'est rendu à la gendarmerie ce mardi matin. L'enquête a été confiée à la brigade des recherches de Meylan et aux gendarmes de la brigade de Saint-Laurent-du-Pont. Les auteurs n'ont pas encore été interpellés, ils ont pris la fuite à la suite de l'agression.

Cette agression a suscité une vague d'indignation dans la classe politique. Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, a réagi sur Twitter, déclarant : "Un maire, c’est l’autorité, c’est l’intérêt général ! L’agression de Williams Dufour, maire de Miribel-les-Échelles, ne doit pas rester impunie. Tous mes vœux de rétablissement à cet élu de la République." Le président du Conseil départemental de l'Isère, Jean-Pierre Barbier, a exprimé sa "solidarité envers Williams Dufour" sur le réseau social.
 
Dans un communiqué, le président de l'Association des maires de l'Isère, Daniel Vitte, estime que les agresseurs font partie d'"une infime minorité (...) particulièrement rebelle, rejetant toute notion d’autorité et s’en prenant à la police, à la gendarmerie, aux pompiers, aux élus locaux" et que cette "dérive peut aboutir à des situations extrêmes" comme l'agression de M. Dufour. Il annonce également que son association "étudie la possibilité" de se porter partie civile dans cette affaire.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a pour sa part condamné "avec fermeté les violences inacceptables commises contre le maire de Miribel-les-Échelles". "Je lui apporte tout mon soutien. Agresser un maire, c'est s'attaquer à la République", a-t-il réagi sur Twitter.
 
 
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