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Deux jours durant, 18 jeunes élèves de Seconde professionnelle en section "Métiers de la mode et vêtements" au lycée Argouges de Grenoble ont troqué aiguilles à couture et tissus raffinés pour chaussures de montagne, piolets et casques. Dans le cadre du cycle Jeunes et Montagne mis en place par la Ville, elle se sont lancées en juin 2018 dans l'ascension du glacier Blanc. Une aventure qui n'a rien de naturel pour ces jeunes filles qui, pour la plupart, habitent au cœur du massif alpin sans y avoir jamais mis les pieds.

 

La montée au refuge

Après trois heures de car, la joyeuse équipée arrive au pré de Madame Carle dans le parc national des Ecrins, point de départ de l'expédition. Au pied du glacier, à 1800 mètres d'altitude, il est l'heure des derniers préparatifs. Les accompagnateurs vérifient le contenu des sacs des jeunes filles et les délestent du superflu : produits de beauté, brosses à cheveux, bouteilles de soda... Au grand dam de Gaëlle, qui se résigne finalement avec un sourire : "Tant pis, je vais ressembler à un hérisson !" La précaution n'est pas de trop, car chaque gramme sera un poids de plus qui pèsera sur les épaules. 

Il est temps de débuter l'ascension et les jeunes filles emboîtent le pas d'Antoine Rongier, le guide. Bientôt, la fatigue se fait sentir, mais les aventurières ne fléchissent pas. Le sentier se fait rapidement de plus en plus escarpé et abrupt, et le chemin caillouteux cède bientôt la place à une épaisse couche de neige. Il faut alors mettre les crampons et s'encorder. Au bout de quatre heures d'effort, enfin, la cordée atteint le refuge du glacier Blanc, à 2500 mètres d'altitude.


 

 

Une nuit en altitude

L'arrivée au refuge est l'occasion d'un repos bien mérité. En l'absence de douches et d'eau chaude, les jeunes alpinistes en herbe sont contraintes à effectuer une toilette sommaire. Mais, à l'heure du repas, l'imposant plat de spaghettis met tout le monde d'accord. 

Après avoir rangé la table et préparé leur sac pour le lendemain, les lycéennes peuvent enfin s'accorder un temps de divertissement, dans la chaleur du refuge ou en profitant de la vue offerte par le paysage au-dehors. Mais elles ne tardent pas à aller au lit : il faut prendre des forces avant l'ascension du sommet le lendemain. Le réveil est prévu pour 4 h 45. 

 

 

La course vers le sommet

Levée aux aurores, le petit-déjeuner à peine englouti, l'équipée est repartie pour l'ascension finale du glacier Blanc. ​​​Elle longe bientôt la rive gauche du glacier, sur la moraine, un amas de gravats charrié par l'avancée du glacier.

La cordée passe bientôt le seuil symbolique des 3000 mètres d'altitude. Pamela ne peut réprimer une certaine satisfaction : "J'ai réussi à faire quelque chose que je ne faisais jamais. Pour moi c'est une exploit et j'en suis fière. J'aimerais revenir en montagne, sans hésiter"

Ne reste plus qu'une centaine de mètres de dénivelé avant d'atteindre le sommet. Au terme de cette expédition, certaines de ces jeunes filles reviendront. Pour d'autres, cela restera une expérience unique. Mais toutes sont redescendues soudées par l'aventure et ravies de s'être dépassées.