Mort de Victorine Dartois : ce que l'on sait sur le profil du suspect

Alors qu'un homme a été interpellé mardi dans l'affaire Victorine Dartois, sa garde à vue va prendre fin ce jeudi. Voici ce que l'on sait, à ce stade, sur le profil du suspect.

Les enquêteurs de la Section de recherches et les techniciens en identification criminelle ont bouclé les lieux de la découverte du corps de Victorine, mercredi, pendant 1h30.
Les enquêteurs de la Section de recherches et les techniciens en identification criminelle ont bouclé les lieux de la découverte du corps de Victorine, mercredi, pendant 1h30. © Vincent WALES / MAXPPP
Interpellé mardi, un homme de 25 ans est toujours en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur la mort de Victorine Dartois. Il est soupçonné d'avoir tué l'étudiante de 18 ans alors qu'elle rentrait chez elle le 26 septembre.

La jeune femme a été retrouvée morte dans un ruisseau difficile d'accès, 48 heures après sa disparition, sur une commune limitrophe de Villefontaine (Isère). Trois juges d'instruction ont été nommés et une information judiciaire contre X ouverte des chefs d'"enlèvement, séquestration et homicide volontaire". Dix enquêteurs de la gendarmerie travaillent également sur ce dossier au sein d'une cellule spéciale. Il a été établi lors de l'autopsie que Victorine était morte par noyade "avec intervention d'un tiers" en raison de "nombreuses ecchymoses internes" découvertes.

Le parquet de Grenoble annonçait mercredi soir que la garde à vue avait été prolongée par un juge d'instruction, elle doit s'achever dans la journée du jeudi 15 octobre avant un éventuel déferrement. Voisin de la famille, connu pour des faits de délinquance... Que sait-on du profil du suspect ? France 3 Alpes résume les principaux éléments à connaître.

 

"Ce n'est pas un proche"


Victorine Dartois connaissait-elle le suspect ? Cette question reste, pour l'heure, sans réponse. L'avocate de ses proches, Me Kelly Monteiro, dit ignorer l'identité de l'individu interpellé, "donc on ne sait pas si Victorine le connaissait, si elle le fréquentait ou si la famille le fréquentait". Mais elle affirme que "ce n’est pas un proche de la victime".
 
Le suspect de 25 ans, père de famille, vit non loin de la famille de Victorine. Il est domicilié dans le quartier des Fougères à Villefontaine où résident également les proches de la jeune femme. Là où l'étudiante se rendait le soir de sa disparition. "Une perquisition a été réalisée à son domicile", a précisé mercredi le procureur adjoint de Grenoble, Boris Duffau.

Selon plusieurs médias, le suspect aurait reconnu les faits. Ses affaires auraient été retrouvées dans un conteneur situé sur une commune voisine de Villefontaine, d'après Le Dauphiné Libéré. Il est par ailleurs connu des services de la gendarmerie et de la justice "pour différents délits de droit commun". Il s'agirait d'affaires de stupéfiants, vol et outrage, relate Europe 1.

 

Une interpellation et des questions


C'est à son domicile que le père de famille a été interpellé mardi, à 15h20, par les hommes du GIGN. Mais comment les enquêteurs sont-ils remontés jusqu'à cet homme, qualifié de "discret" par ses voisins ? Ce sont des informations récoltées sur le numéro vert qui auraient permis son identification. Il aurait également été aperçu sur les lieux du drame par des témoins, selon une information parue dans les colonnes du Dauphiné Libéré.
 
Une cellule d'enquête spéciale comptant une dizaine de gendarmes a été créée. Elle a été baptisée "HomRoche", pour "homicide" commis à Roche, commune où le corps de la jeune femme a été découvert. Lors de son dernier point d'étape sur l'enquête, la gendarmerie avait annoncé avoir réalisé 130 auditions de témoins, contacté 662 personnes dans l'enquête de voisinage, et vérifié 305 appels reçus sur un numéro vert.

 

Quel mobile ?


Quelles étaient les motivations du tueur ? C'est l'une des questions à laquelle les enquêteurs doivent répondre. Si l'autopsie pratiquée sur le corps de Victorine n'a révélé "aucune trace de violence sexuelle", il n'est pas "possible à ce stade de l'enquête d'écarter cette hypothèse", indiquait le parquet le 30 septembre.

Certaines zones d'ombre persistent également quant à la mort de l'étudiante. La piste accidentelle a été écartée, mais on ignore si la jeune femme s'est bien noyée dans le ruisseau où son corps a été découvert. Des prélèvements d'eau doivent être comparés à celle retrouvée dans l'organisme de la jeune victime, relate Le Parisien. De même, l'autopsie n'a pas permis de déterminer avec certitude la date et l'heure de la mort de Victorine Dartois. Les enquêteurs n'ont avancé aucune piste quant aux circonstances de son décès.

 
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