Municipales en Isère : l'une des dix listes "gilets jaunes" de France est à Saint-Clair-du-Rhône

Publié le Mis à jour le
Écrit par M.D. avec Jean-Christophe Solari

A Saint-Clair-du-Rhône, parmi les trois listes en course figure celle d'un collectif de citoyens qui se sont rencontrés sur un rond-point de la ville. Elle a été estampillée "gilets jaunes" par les autorités.

Ils ont laissé leur gilet jaune au placard, mais pas la revendication phare du mouvement. Les militants de la liste "Avec nous, le pouvoir est à vous" arpentent les rues de Saint-Clair-du-Rhône (Isère) pour soutenir l'instauration d'un RIC, un référendum d'initiative citoyenne. Cette liste a été estampillée "gilets jaunes" par le ministère de l'Intérieur, comme neuf autres en France. Une dénomination décidée par les préfets, au même titre que des listes peuvent être identifiées comme "animalistes", "divers" ou encore "régionalistes".



"Notre liste a été montée au dernier moment, il y a 10 jours, pour intégrer un référendum à l'initiative des gens de la commune", plaide l'un des colistiers en faisant du porte-à-porte dans cette commune de 4 000 habitants. En entendant leurs revendications, les électeurs ne sont pas surpris car c'est ici que s'est déroulé le premier RIC en février 2018. Il avait rassemblé prés de 600 votants qui devaient répondre à la question : "Êtes-vous favorable au RIC, Référendum d'Initiative Citoyenne en toute matières ?".

 

"(Les gens) nous ont vu sur le rond-point et c'était la suite logique du mouvement : qu'on passe aussi par les municipales", note la tête de liste, Jessica De Los Muros, qui a été désignée par tirage au sort. Le groupe veut appliquer la démocratie participative à tous les niveaux, estimant que le référendum local est indispensable. "C'est pas forcément pour dire non à tout, à la commune, mais (...) faire des débats contradictoires, des pour et des contre. Et que la commune s'engage à respecter ce qui a été dit", poursuit Jessica De Los Muros.



 

"Même si la liste passait, c'est pas possible"



Une demande d'expression citoyenne que le maire sortant, Olivier Merlin (SE), affirme avoir intégré dans son programme de campagne. "Ce dont les gens ont besoin, c'est qu'on aille les voir et qu'on discute avec eux. C'est un engagement fort de notre nouveau programme, on a bien entendu ça et on va faire participer les gens dans le cadre de nos projets de budgets participatifs par quartier. On va se rapprocher des personnes", promet-il.



Mais pour lui, la conduite d'une ville demande d'avoir une véritable colonne vertébrale : "Avoir quelqu'un qui décide de tirer au sort le maire toutes les années, c'est pas possible. Il suffit de regarder les textes, c'est pas possible. Mais derrière cette liste, il y a une ou deux personnes que j'ai eu l'occasion de rencontrer et qui, à mon avis, n'acceptent rien d'établi donc on ne peut pas... Même si la liste passait, c'est pas possible, toutes ces choses-là ne sont pas possibles", martèle le maire sortant.



Le chef de file de l'opposition municipale, Bernard Villon, se présente lui aussi avec l'engagement d'être à l'écoute de ses concitoyens, et avec un projet bien déterminé.

 


 
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