Projet d'attaque contre E. Macron : nouvelle arrestation dans le milieu proche de l'extrême-droite identitaire

L'interpellation, en novembre 2018, d'un retraité isérois avait permis de démanteler un groupuscule suspecté de vouloir s'en prendre physiquement à Emmanuel Macron. Ce mardi 3 novembre, une nouvelle arrestation a eu lieu.
Le siège de la DGSI à Paris - Photo d'illustration
Le siège de la DGSI à Paris - Photo d'illustration © Vincent Isore - Maxppp.
Une aide-soignante à la retraite, soupçonnée d'être l'une des chefs de file des "Barjols", groupe hétérogène proche de l'extrême-droite identitaire, a été interpellée mardi 3 novembre par la DGSI, a-t-on appris de source proche de l'affaire.

Selon Le Point, qui a révélé cette arrestation, elle a été dénoncée par un homme qui avait déjà été interpellé dans le cadre de cette enquête visant le groupe. Selon lui, elle serait "l'instigatrice de leurs projets", écrit l'hebdomadaire.
    
Des membres de ce groupuscule sont suspectés d'avoir voulu commettre un projet d'action violente contre le président Emmanuel Macron. Créé en septembre 2017, après l'élection de M. Macron, le groupe avait été démantelé en novembre 2018. Au total, huit personnes sont à ce jour mises en examen dans cette affaire, selon une source judiciaire. 
    
En novembre 2018, quatre hommes, âgés de 22 à 62 ans, avaient été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et détention d'armes non autorisée en relation avec une entreprise terroriste. Deux autres hommes, interpellés un an plus tard en Moselle, avaient également été mis en examen. 
    
Les enquêteurs avaient précipité les arrestations en apprenant que l'un des hommes, Jean-Pierre Bouyer, retraité isérois, s'était déplacé dans l'est de la France où Emmanuel Macron se trouvait pour son périple mémoriel sur le centenaire de la fin de la Grande Guerre.  Lors de son interpellation en Moselle, il était en possession d'un poignard. Il animait pour l'Isère la page Facebook des "Barjols". "C'est un dossier d'opportunité gonflé par les services" qui "ont surinterprété des propos incendiaires de gens révoltés mais qui n'avaient aucune réelle intention de projeter un attentat contre le président", avait confié début octobre à l'AFP un avocat de la défense.

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
emmanuel macron politique attentat faits divers