La société grenobloise Poma démarre les tests du plus long téléphérique urbain de France

Ce 28 juillet à Toulouse, la phase de test a débuté pour le téléphérique urbain le plus long de France. Une innovation technique signée Poma, un groupe originaire de Grenoble et leader mondial du transport par câble.
Démarrage de la phase de test de certaines cabines du téléphérique de Toulouse, ce 28 juillet.
Démarrage de la phase de test de certaines cabines du téléphérique de Toulouse, ce 28 juillet. © PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI/MAXPPP

Le groupe Poma laisse sa marque à Toulouse et démarre la phase de test de son plus long téléphérique en France. Ce 28 juillet, le constructeur isérois de transport par câble a réalisé des démonstrations de cabines du futur téléphérique urbain de la ville rose, d’une longueur de trois kilomètres.

À sa mise en service en décembre prochain, la ligne toulousaine pourra convoyer en moyenne jusqu’à 8 000 passagers par jour. Un exploit technique permis par un condensé de technologies nommé "système 3 S." 


 
"Les cabines roulent sur deux câbles porteurs, tandis qu'un troisième câble les entraîne, ce qui permet d'avoir une très bonne stabilité et une vitesse importante. Dès son arrivée en gare, la cabine va mécaniquement se désaccoupler du câble et être entraînée par un système de pneus permettant une décélération très douce", explique Rémi Torres, conducteur de travaux chez Poma.  

Un groupe grenoblois implanté dans 90 pays 

Leader mondial du téléphérique, Poma laisse sa marque depuis plusieurs années partout dans le monde. Le groupe a été officiellement fondé en 1946 par l’ingénieur Jean Pomagalski. À l'époque, la compagnie avait déjà commencé à se faire un nom sur les sommets enneigés, notamment à l'Alpe d'Huez avec la création du premier téléski débrayable. 

Par la suite, Poma multiplie les réalisations techniques et vertigineuses, de New York aux Etats-Unis jusqu'à Tizi-Ouzou en Algérie. En 1976, il réalise le téléphérique touristique de la Bastille, devenu l'emblème de la ville de Grenoble. Aujourd'hui, le groupe revendique une implantation dans 90 pays. 

Mais malgré son titre de numéro un mondial du transport par câble, le groupe Poma a également subi les conséquences économiques de la crise sanitaire. Le groupe avait enregistré une baisse de 30 % de ses activités en 2020.

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