Réchauffement climatique : quand la forêt meurt de chaud

Nos forêts n'aiment pas l'été en automne. Aucune forêt n'aime les grosses chaleurs. Elles les font partir en fumée partout sur la planète. Et quand elles ne brûlent pas, c'est toute leur biodiversité qui mute. La région Auvergne-Rhône-Alpes, seconde région de France par la surface occupée par la forêt, n'échappe pas à ce constat.

Si vous aimez les balades en forêt et êtes attentifs à ce qui vous entoure, alors forcément vous avez remarqué que les arbres ne vont pas bien. C'est parce que, comme nous, ils n'aiment pas avoir chaud longtemps. Et, avec le réchauffement climatique, ça pose problème. Pourtant, le climat et la forêt ont un lien imprescriptible qui contribue à l'équilibre de la planète. Selon le rapport du GIEC 2022, les forêts ne peuvent plus compenser les émissions de carbone émises actuellement par l'homme. En cause : les activités humaines (déforestation, industries diverses et variées, modes de transport polluants ongulés de plus en plus présents, etc.) et changement climatique.

En France, la forêt couvre 31% du territoire et absorbe 50 millions de tonnes de CO2, soit 15% de nos gaz à effet de serre. Bientôt, on dira "absorbait" parce qu'on ne sait pas combien de temps elle va mettre à s'adapter aux mutations en cours. En Auvergne-Rhône-Alpes où elle occupe 37% du territoire, on voit déjà des espèces en souffrance. 

En septembre et octobre, il a fait le même temps qu'en juin. La nature a donc continué à fonctionner comme si c'était le printemps. D'où le risque de passer directement du chaud au gel sans cette mise en sommeil nécessaire à la nature pour affronter l'hiver. La chaleur a aussi amené avec elle des espèces animales ravageuses pour les arbres. La plus connue est le scolyte. Une petite bestiole pas très jolie qui aime se glisser sous les écorces des épineux pour y creuser de mortelles galeries.

Le réchauffement climatique ne se limite évidemment pas à la France. Partout les forêts sont menacées. Certains pays, comme en Europe et en Afrique s'appliquent à protéger leurs forêts.

Chez nous, le temps est à la surveillance. L'intervention de l'homme est limitée, d'autant que le changement climatique est dix fois plus rapide que la capacité d'adaptation des espèces. Une des solutions est de modifier la physionomie de nos forêts en y implantant d'autres essences plus résistantes à la chaleur.

"Plutôt de mettre des milliards pour avoir Netflix dans le métro, on pourrait en mettre pour sauver la forêt française."

Jean-Marc Jancovici, ingénieur et conférencier

Selon Jean-Marc Jancovici, ingénieur, enseignant et conférencier, "Dans les choses qu'on peut faire dès aujourd'hui, c'est que la collectivité accepte qu'on mette plus de moyens dans la préservation et la régénération des forêts. Aujourd'hui, on met des milliards et des milliards d'euros pour pouvoir regarder Netflix dans le métro. Peut-être qu'on pourrait mettre des milliards et des milliards d'euros pour sauver la forêt française. Ça vaut le coup."

De la forêt, il en est question dans "l'info en plus Climat". Lise Riger, a reçu dans la forêt d'Ecoche dans la Loire, Guillaume Sabot, chef de projet eau, risque, estimation forestière à l'ONF. 

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