Loire. Une solution pour accélérer la réduction de la pollution au plastique

Une société ligérienne a mis au point un plastique hydrosoluble unique à base de protéines de lait. Une avancée majeure vers la réduction de la pollution au plastique.

Un plastique à base de protéines de lait 100% et 100% bbiodégradable.
Un plastique à base de protéines de lait 100% et 100% bbiodégradable. © FTV
La société Lactips installée à Saint-Jean Bonnefonds dans la Loire, a mis au point un nouveau plastique soluble dans l'eau. Lors de la pandémie de Covid-19, la société ligérienne a fabriqué des liens qui ont servi à fermer les sacs qui servent au nettoyage des vêtements du personnel hospitalier dans une quarantaine d'établissement. Une fois dans l'eau, le lien fond et libère son contenu. Plus aucun contact avec les tissus potentiellement infectés n'est donc nécessaire.

La société, qui a entièrement conçu ce nouveau plastique, développe une gamme élargie de produits dans ce même matériau.
Ainsi, pour limiter encore le recours au plastique traditionnel, elle envisage de fabriquer très prochainement les sacs qui contiennent les équipements hospitaliers dans ce même matériau. Pour cela, la jeune société (2014) vient de lever 13 millions d'euros pour construire une usine dans la vallée du Gier en partenariat avec BPI France et Mitsubishi chemical d'ici 2021. 2500 mètres carrés avec 6 lignes de production pour une production de 10 000 tonnes avec une vingtaine d'emplois créés.
 

De la protéine de lait pour sauver les océans

Ce nouveau plastique est fabriqué à partir de protéines de lait. Ces caséines, aux propriétés plastiques reconnues, sont déjà présentes comme additifs dans les peintures, colles, papiers, produits alimentaires ou cosmétiques. La solubilité de ces molécules, leur origine naturelle (100%) et leur biodégradabilité permettent d'envisager cette technologique comme une alternative forte aux plastiques traditionnels issus du pétrole dans de nombreux domaines. La société ligérienne vise le marché asiatique grâce à ses partenariats. En s'appuyant sur l'argument d'une biodégradation complète, mise en avant par la firme sur son site internet, on peut sérieusement envisager une réduction de la production de déchets à l'échelle de la planète grâce à cette technologie. 

Technologie elle aussi locale puisqu'elle a été développée au sein du laboratoire de l’Ingénierie des Matériaux Polymères (IMP) de l’Université de Saint-Étienne. Elle est le fruit de 10 années de recherches de Frédéric Prochazka, enseignant-chercheur, co-fondateur et directeur scientifique de LACTIPS. Ses 6 brevets en font un produit unique au monde.
 
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