"Il n'y a rien de plus beau qu'une Charolaise", Royale est parée pour le Salon de l'Agriculture

L'heure est aux derniers préparatifs pour "Royale", une vache charolaise et son propriétaire, avant de se rendre au Salon de l'Agriculture, à Paris. L'animal se prépare à quitter sa ferme de Noailly, dans la Loire. Seule représentante de la région pour la race Charolaise, elle fait figure d'outsider.

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Elle a belle allure avec sa toison claire aux reflets dorés et son mufle large. Royale, élevée dans la Loire, va représenter la race Charolaise pour la région Auvergne Rhône-Alpes au Salon de l'Agriculture.

Reine de beauté

C’est l'effervescence à Noailly, dans le Roannais, à quelques heures du départ de Royale et de son veau pour la capitale. Douche, coup de brosse, de peigne et de tondeuse pour la robe. Soin des cornes qui doivent être "bien blanches" selon les critères de la race. Jean-Louis, son propriétaire, a décidé de soigner le moindre détail pour que sa vache soit à son avantage. L'imposante Charolaise doit resplendir jusqu'au bout des ongles. Rien n'est laissé au hasard pour la mise en beauté de cette championne. "Royale a une finesse de peau assez remarquable. C'est une vache assez complète dans l'ensemble (...) c'est un peu la mascotte de l'exploitation, c'est la chouchoute". Jean-Louis Margotton, particulièrement attaché à cette race bovine, lui consacre toute son attention.

C'est la race la plus belle, la meilleure. Il n'y a rien de plus beau qu'une Charolaise !

Jean-Louis Margotton

Eleveur bovin

Pour cette bête âgée de quatre ans, le grand concours parisien est un événement de taille. Première candidature et première sélection pour cette charolaise de l’élevage du Gaec Margotton. La charolaise a été sélectionnée par la commission mi-janvier. Les membres de la commission étaient venus examiner Royale le 8 janvier dernier. La vache n'avait alors pas encore vêlé, mais elle a su séduire.

Rude compétition

Royale va donc concourir en catégorie "vaches suitées de quatre ans", ce dimanche 25 février, accompagnée de Victoria, son petit veau femelle. Habituée des concours et des premiers prix depuis deux ans, elle n'a pourtant jamais affronté de rivales en dehors de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Mais avant d'espérer monter sur le prestigieux podium, Royale devra supporter avec patience cinq heures dans un camion et passer deux nuits à Paris. De quoi faire stresser son éleveur. 

"La première victoire, c'est déjà de monter à Paris. Ça va être un concours relevé. On va y aller avec de l'ambition et assez détendu, si on peut," assure Jean-Louis Margotton. Il le sait, cette année, le salon de l'agriculture aura un goût particulier. Il s'attend à des tensions et pas seulement pour conduire Royal jusque devant les juges. Mais son amour pour le métier d'agriculteur le pousse à rester optimiste. 

Il faut qu'on fasse voir que le métier d'agriculteur est un beau métier.

Jean-Louis Margotton

éleveur bovin

"Il faut qu'on fasse voir la belle figure de l'agriculture française. On fait des belles choses et on produit de la qualité. C'est important de communiquer là-dessus et de sensibiliser les gens à l'agriculture française", explique l'éleveur bovin. L'objectif de Jean-Loiuis Margotton : prouver que l'agriculture en vaut la peine et que Royale peut donner ses notes de noblesse à la race charolaise.