Loire : un policier municipal en civil a été agressé ce vendredi matin à Saint-Etienne

Un policier municipal qui allait prendre son service a été agressé vers 7h30 ce vendredi matin à Saint-Etienne. Blessé légèrement, il n’a pas été hospitalisé. Il a porté plainte. Une enquête a été ouverte.

Un policier municipal a été agressé ce vendredi matin vers 7h30, sur le parking du Clapier, non loin du centre-ville de Saint-Etienne.
Le policier était en civil, cherchait une place pour se garer et allait prendre son service. Soudain, un homme lui demande des cigarettes. Le policier dit qu’il n’en a pas. Le ton monte. Des coups sont échangés. Des mots aussi. L’agresseur aurait traité le policier de sale flic.
Selon le policier municipal, l’agresseur l’aurait reconnu. Le policier a travaillé dans le quartier pendant vingt-trois ans. Aujourd’hui, il a ses fonctions ailleurs.

L'agresseur est activement recherché


A la suite de ces faits, le policier municipal remontre dans sa voiture et décide d’appeler ses collègues. Selon la police nationale, il n’y a pas eu d’interpellation. Mais les caméras de surveillance devraient permettre de retrouver rapidement l’agresseur.

Le maire (LR) de Saint-Etienne et président de Saint-Etienne Métropole Gaël Perdriau a aussitôt réagi après cette agression.
"Je condamne avec la plus grande fermeté l'agression inadmissible dont a été victime un agent de la police municipale, écrit-il dans un communiqué. Je tiens à assurer, avec Nicole Peycelon, adjointe chargée de la tranquillité publique et Marie-Jo Pérez, conseillère municipale déléguée, de notre total soutien le policier ainsi que l'ensemble des agents de la police municipale de la ville de Saint-Etienne qui effectuent un travail difficile et dangereux, avec dévouement et professionnalisme, au service de nos concitoyens''.

Gaël Perdriau, qui est également président de la commission sécurité de France urbaine, dénonce le délitement de la société.
''Il est temps, poursuit-il, que soient prises des mesures véritablement dissuasives avec des peines sévères et réellement exécutées avant que la  généralisation de la violence portée par une haine irraisonnée de l'autre quel qu'il soit, conduise  notre République dans l'impasse et notre société dans une fragmentation irrémédiable''.

Cette agression intervient quelques jours après celle d'un policier à Rive-de-Gier. Ce dernier avait été grièvement blessé par une bouteille. Il est sorti du coma et avait publié une vidéo pour dire stop aux agressions.

Le policier d'une cinquantaine d'année intervenait, avec deux autres collègues, pour un banal tapage nocture, avant d'être pris à parti par une dizaine d'agresseurs.

 

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