Loire : le policier agressé à Rive-de-Gier est sorti du coma

L'état de santé du policier blessé après une agression dans la Loire s'améliore, ce samedi 15 mai. Il avait été gravement blessé par un jet de projectile dans la nuit de jeudi à vendredi, à Rive-de-Gier.

Une enquête pour "blessure volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique" a été ouverte, après l'agression du policier dans la nuit de jeudi à vendredi. Les auteurs ont pris la fuite.
Une enquête pour "blessure volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique" a été ouverte, après l'agression du policier dans la nuit de jeudi à vendredi. Les auteurs ont pris la fuite. © Philippe Vacher / Maxppp

Le policier blessé au cours d'une intervention à Rive-de-Gier (Loire) est sorti du coma. Son pronostic vital n’est plus engagé, a précisé sa famille à France Télévisions samedi 15 mai. Il avait été gravement blessé à la tête dans la nuit du jeudi 13 au vendredi 14 mai.

 

Il a prononcé quelques mots


L'état du policier s'est amélioré. "Son pronostic vital n'est plus engagé, il a repris conscience en sortant de l'état de sédation dans lequel il se trouvait et a pu parler hier au soir à sa femme qui était venu lui rendre visite", a déclaré le procureur adjoint de la république de Saint-Etienne, André Merle. La Direction de la Police Nationale (DDSP) confirme dans communiqué que "son état reste préoccupant mais s'améliore". Le brigadier chef de la C.S.P du Gier, âgé de 50 ans et père de deux enfants, est pour l'heure toujours hospitalisé en réanimation au CHU de Saint-Etienne. Il souffre "d'une plaie à la tête au niveau de la tempe" qui a nécessité "une intervention en urgence à cause d'un hématome", selon les services médicaux. Vendredi en fin de matinée, André Merle, procureur adjoint de la République de Saint-Etienne indiquait que "l'opération s'était bien passée". Le policier se trouvait dans le coma après avoir reçu un projectile à la tête, certaines sources évoquant une bouteille, lors d'une intervention pour tapage nocturne, peu après minuit à Rive-de-Gier, dans l'agglomération de Saint-Etienne. 

 

"Une pluie de projectiles"

La victime faisait partie d'un équipage de trois policiers du commissariat de Saint-Chamond qui veillait à l'application du couvre-feu. Il est allé à la rencontre d'un groupe d'une quinzaine de jeunes hommes, signalés pour "tapage nocturne" dans le quartier du Grand pont, selon Vincent Bony, le maire PCF de Rive-de-Gier. "Les individus ont dans un premier temps refusé de partir, puis lancé des projectiles en direction des policiers", a expliqué André Merle. Les individus se sont armés de tout ce qu'ils avaient "à côté d'eux, à savoir des bouteilles, des parpaings", poussant les policiers à faire usage de gaz lacrymogène, avant d'essuyer "une pluie de projectiles", selon la DDSP. Touché à la tête, le policier avait alors perdu connaissance et s'était écroulé au sol. Deux des policiers sont parvenus à se réfugier à l'intérieur de leur véhicule, avant de retrouver leur collègue inconscient au pied de celui-ci.  Une enquête a été aussitôt ouverte pour blessures volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique, mais personne n'a encore été interpellé à ce jour.  Un appel a témoins a été lancé par le parquet de Saint-Etienne.

 

Les policiers en première ligne

Cette nouvelle agression d'un membre des forces de l'ordre intervient après le meurtre d'Eric Masson, brigadier tué le 5 mai à Avignon lors d'un contrôle sur un point de trafic de drogue et celui de Stéphanie Monfermé, agente administrative poignardée au commissariat de Rambouillet (Yvelines). Cette nouvelle attaque a donc suscité de nombreuses réactions de soutien au fonctionnaire blessé et de condamnations de la part de responsables politiques locaux et nationaux. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, qui a apporté "tout son soutien" au blessé et à ses collègues, rappelle que ses services sont "pleinement mobilisés pour retrouver l'auteur des faits".

Le premier ministre Jean Castex a annoncé lundi soir un durcissement des peines encourues par les agresseurs de policiers et de gendarmes, et notamment une peine de sûreté de 30 ans pour les personnes condamnées à perpétuité pour un crime commis contre les forces de l'ordre.

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