Paris 2024. "Elle fera venir les JO chez elle" : valides ou en situation de handicap, ils seront porteurs de la flamme olympique

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Sportifs amateurs ou médaillés, personnes engagées dans la vie associative, en situation de handicap ou personnes valides, ils font partie des chanceux qui se relaieront pour porter la flamme des Jeux Olympiques 2024 dans la Loire et la Drôme.

11 000, c'est le nombre de personnes qui vont porter la flamme olympique pour les Jeux de Paris 2024. Des personnalités publiques, mais aussi des anonymes, vont ainsi devenir les porteurs d'une flamme allumée à Olympie en Grèce et qui rejoindra Paris.

Porteur de trisomie 21, il sera le capitaine de la Loire

Dans la Loire, c'est Nicolas Virapin qui sera le capitaine du relais de la flamme. Porteur de trisomie 21, cet athlète est l'un des deux représentants de la Fédération française du sport adapté. "C'est extraordinaire, ça va lui arriver une fois dans sa vie, se réjouit Catherine, sa mère. Il n'a pas arrêté de sauter de joie, le sport, c'est sa raison de vivre." 

C'est le sport qui lui a permis de s'intégrer dans le milieu ordinaire. Il m'a dit que son message, ce sera : "Tous unis malgré nos différences".

Catherine, mère de Nicolas Virapin, porteur de la flamme

Originaire de Roanne, Nicolas Virapin a remporté plusieurs titres internationaux en athlétisme et a même battu deux records du monde dans sa catégorie, au saut en longueur et en triathlon.

Un passionné de course à pied qui a la main verte

Une autre personne en situation de handicap va également porter la flamme dans la Loire :  Florian D'Oliviera. Ce trentenaire, passionné de course à pied, travaille en ESAT (Établissement et service d'aide par le travail) dans le secteur des espaces verts.

C'est son directeur qui l'a inscrit pour participer au relais. "J'ai reçu le mail hier matin, je n'y croyais pas, je l'ai relu plusieurs fois, puis je l'ai montré à mon chef, à ma famille, sourit Florian D'Oliviera. Ce n'est pas donné à tout le monde de participer, je suis fier."

Une infirmière investie 

Originaire d'Isère, Nelly Satin va porter la flamme dans la Drôme. Infirmière puéricultrice et mère de trois enfants, c'est sa meilleure amie Clémence qui l'a inscrite pour le relais. "Nelly n'ira jamais au JO : trop compliqué d'avoir des jours, trop dur avec les petits, trop cher, trop loin de son village, a mis en avant Clémence dans le courrier adressé aux organisateurs. Alors, elle fera venir les JO chez elle, il y aura un grand écran et des chips."

Mon fils a répété toute la journée à sa classe que je vais porter la flamme.

Nelly Satin, porteuse de la flamme olympique

Nelly ne croyait pas qu'elle serait choisie et pourtant mi-décembre, le verdict tombe : elle est une des porteuses de la flamme dans la Drôme. "Ça a été très dur de garder le secret, et à Noël, j'ai pu l'annoncer à ma famille, raconte Nelly qui a encore du mal à réaliser. Mon seul sport, c'est de m'occuper des trois enfants, mon mari au contraire est très sportif. J'avais peur qu'il soit jaloux, mais au contraire, il est très fier." 

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Originaire d'Isère, Nelly Satin va porter la flamme dans la Drôme. Portrait de cette infirmière puéricultrice et mère de trois enfants. ©France Télévisions

Le collègue hyperactif

Loïc Bombenon est un autre porteur de la flamme pour la Drôme. En situation de handicap, c'est une collègue qui l'a inscrit, le décrivant comme "un grand Monsieur dans un petit bonhomme", car très engagé dans de nombreuses activités associatives.

"Je suis fier de porter la flamme et ça fait plaisir que ma collègue ait pensé à moi, alors qu'on est 450 dans l'entreprise", sourit le trentenaire, à qui nous apprenons la bonne nouvelle de sa sélection comme porteur de la flamme.

Chaque lundi au café, nous attendons avec impatience que Loïc nous raconte ses nouvelles activités et son expérience sportive, culturelle ou associative, puisqu’il ne s’arrête jamais ! Nous serions tellement heureux de l’entendre raconter sa fierté de participer au relais de la flamme.

Les collègues de Loïc, porteur de la flamme olympique

Une éducatrice sportive pour un relais collectif

Originaire de Peyraud en Ardèche, Celia Laniel est très engagée sur les questions du handicap. Directrice du Comité départemental du sport adapté, elle est aussi initiatrice d'une association ardéchoise pour les aidants de personnes en situation de handicap : Répit et partage.

"C'est une fierté de se dire que notre engagement pour les personnes en situation de handicap est reconnu", confie-t-elle. Si elle est ravie de voir que personnes valides et en situation de handicap vont se relayer pour la flamme olympique, elle rêve déjà de plus de mixité pour les futures éditions.

L'idéal serait que Jeux Olympiques et les Jeux Paralympiques aient lieu en même temps et qu'il y ait plus de place pour les sportifs avec des handicaps mentaux. Il faut qu'on soit dans la mixité pour que la différence s'efface.

Celia Laniel, porteuse de la flamme dans la Drôme

 

Une transplantée très sportive

Nageuse médaillée aux Jeux mondiaux des transplantés, à seulement 21 ans, Ambre Dusautier va porter la flamme dans la Loire. Originaire de Saint-Genis-Laval dans le Rhône, elle est impliquée dans l'association SporlyGref et promeut le don d'organe. "Je trouve ça dingue, c'est un véritable honneur d'avoir été sélectionnée, se réjouit la jeune femme.

Je veux montrer qu'on peut être greffée et sportive." 

Une flamme olympique, puis des flammes paralympiques

Allumée à Olympie en Grève, la flamme olympique passera par Valence dans la Drôme le 20 juin, puis par Saint-Etienne dans la Loire le 22 juin. 

La flamme paralympique sera allumée à Stoke Mandeville en Grande-Bretagne le 25 août. Onze autres flammes convergeront vers Paris, dont une qui fera étape à Lyon, le 26 août.

Parmi les porteurs des flammes paralympiques se trouve un Drômois : Vincent Feuillade, qui courra en hommage à son frère, mort lors des attentats de 2015.