Saint-Etienne (Loire): une enquête ouverte après les accusations de viols au Pôle France de gymnastique féminine

La parole qui s'est libérée pourrait bien aboutir à une nouvelle procédure. Une plainte de 2010 jusqu'ici classée sans suite devrait être réactivée par le parquet de Saint-Etienne qui ouvre une nouvelle enquête contre un ancien entraîneur bénévole du Pôle France de gymnastique féminine.

Le parquet de Saint-Etienne (Loire) a annoncé mardi 23 février, l'ouverture d'une enquête après des accusations de viols présumés qui auraient été commis au sein du Pôle France de gymnastique féminine de Saint-Etienne par un bénévole dans les années 80 et 90.
Le parquet de Saint-Etienne (Loire) a annoncé mardi 23 février, l'ouverture d'une enquête après des accusations de viols présumés qui auraient été commis au sein du Pôle France de gymnastique féminine de Saint-Etienne par un bénévole dans les années 80 et 90. © FTV

Le parquet de Saint-Etienne (Loire) a annoncé, mardi 23 février, l'ouverture d'une enquête après les accusations de viols présumés qui auraient été commis au sein du Pôle France de gymnastique féminine de la ville dans les années 80 et 90.

"Des actes d'enquête complémentaires"

L'ouverture de cette enquête, confiée à la Brigade de recherches de la gendarmerie de Saint-Etienne, intervient à la suite de nouvelles plaintes pour agressions sexuelles et viols déposées en 2020 et 2021 par d'anciennes gymnastes envers un entraîneur bénévole du Pôle France de Saint-Etienne, aujourd'hui âgé de 79 ans, Robert C. Les plaintes de ces gymnastes, qui avaient 12 ou 13 ans à l'époque des faits, avaient jusqu'alors été classées sans suite pour cause de prescription, a-t-on ajouté de même source.

Selon nos informations la plainte de Caroline Jacquet, en 2010, devrait être rééxaminée. Elle avait été classée sans suite pour prescription jusqu'à présent. Contactée, la victime se dit "soulagée que cette histoire soit connue du grand public." Elle se dit également "prête à se battre", et "touchée que d'autres femmes parlent aujourd'hui."

L'examen de l'une de ces plaintes, classée en 2010, "révèle que des actes d'enquête complémentaires sont susceptibles de concourir à la manifestation complète de la vérité", a précisé dans un communiqué David Charmatz, le procureur de la République de Saint-Etienne. "Cette situation justifie que de nouvelles investigations soient menées, qui porteront aussi sur des faits similaires qui auraient été commis en 1985-1986, par le même individu, et qui viennent d'être dénoncés par une autre gymnaste du pôle stéphanois, âgée à l'époque de 12 ou 13 ans", a-t-il poursuivi.

Alertée au printemps dernier par des signalement d'anciennes gymnastes, la Fédération française de gymnastique a de son côté demandé l'ouverture d'une enquête administrative, confiée à la Direction départementale de la cohésion sociale de la Loire. Dans l'attente des conclusions de cette enquête administrative, pour laquelle sont entendues de nombreuses anciennes gymnastes de haut niveau, la préfecture de la Loire a indiqué à l'AFP avoir pris une "mesure conservatoire d'interdiction temporaire d'exercer toute fonction d'encadrement pendant six mois" envers Muriel Cavallero, une ex-entraîneuse du Pôle France de Saint-Etienne, accusée de ne pas avoir révélé les faits après avoir reçu les confidences de jeunes victimes.

Madame Cavallero a de son côté récemment démissionné de ses différents mandats dans le milieu de la gymnastique: membre du conseil d'administration du Pôle France de Saint-Etienne, vice-présidente du comité régional Auvergne Rhône-Alpes et membre de la commission nationale formation de la FFGym, a précisé à l'AFP une source proche du dossier. 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers pédophilie polémique société