Lyon : le LOU, l'ASVEL, l'OL et la ministre des Sports envisagent un retour du public dans les stades

La ministre des Sports R. Maracineanu était à Lyon ce samedi 20 février à la Préfecture du Rhône. Autour de la table, Jean-Michel Aulas (OL), Gaëtan Müller (LDLC ASVEL), Yann Roubert (LOU rugby) pour réfléchir à un potentiel retour du public dans les stades, sous forme d'expérimentation.

La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, en réunion à la préfecture du Rhône avec les dirigeants de l'ASVEL Basket, de l'OL et du Lou Rugby pour discuter d'un retour du public dans les stades. Lyon serait une ville-test.
La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, en réunion à la préfecture du Rhône avec les dirigeants de l'ASVEL Basket, de l'OL et du Lou Rugby pour discuter d'un retour du public dans les stades. Lyon serait une ville-test. © France 3 Rhône-Alpes

La ministre des Sports Roxana Maracineanu était à Lyon ce samedi 20 février pour rencontrer Jean-Michel Aulas (OL), Gaëtan Müller (LDLC ASVEL), Yann Roubert (LOU rugby) ainsi que d’autres acteurs à la Préfecture du Rhône. Le but : expérimenter le retour du public dans les stades, à l’image des concerts-test dans la culture.
Mais dans l’immédiat, il s’agit d’échanges. A l’issue de la rencontre, Jean-Michel Aulas confirme que c'est ''une organisation tournée vers la recherche expérimentale de ce qu’il faudra mieux connaitre pour permettre un jour la réouverture des stades des salles de spectacles ou de basket. On a échangé avec la ministre des Sports, avec l’ARS, les représentants d’un certain nombre de personnes qui participent au développement et à la réouverture d’un certain nombre d’enceinte sportive''.

L’une des propositions faite est le traçage et le suivi du public à l’intérieur d’un stade ou d’une salle de sport afin de voir comment le virus se propage. L’application covid avec QR code est l’une des technologies qui pourrait être utilisée.

''Ce qu’on a proposé, poursuit Jean-Michel Aulas, c’est à l’issue d’un certain nombre de réflexions scientifiques, de voir comment on pourrait anticiper ces réouvertures, demain, après-demain, avec une étude de traçabilité très précise. De comment intervient dans un stade un certain nombre de population qui serait identifiée, qui serait composée de manière extrêmement diversifiée et que l’on puisse suivre par rapport à l’évolution du virus.
On a beaucoup travaillé avec un ensemble de clubs européens. On a même regardé ce qu’il se faisait aux Etats-Unis avec la NBA.
Nous avons fourni à la ministre de l’information, de la Data qui demain servira le moment venu à préparer la réouverture d’un certain nombre d’enceintes sportives, culturelles''
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De son côté, Yann Roubert, le président du Lou Rugby, a confirmé sa volonté de participer au test. ''Comme les autres acteurs sportifs, dit-il, on est prêts à proposer un terrain d’expérimentation et à ce que le sport se mette au service de la collectivité et envisager différents scénarios possibles pour le retour des spectateurs dans les stades. On pourrait éventuellement être test pour faire avancer la cause commune. On n’a pas proposé de jauge ni de date, mais on a proposé nos terrains d’expérimentation que sont les stades en se disant si ça peut servir pour l’ensemble des événements qu’ils soient culturels, sportifs ou événementiels, on est prêts à avancer, à aider''.

Pour Gaëtan Müller (LDLC ASVEL) le parallèle avec le monde de la culture est inéluctable. Au-delà du public c’est toute une économie qui est en jeu.
''Les échanges ont été positifs, résume-t-il. Le sujet principal c’est être le centre test. On a pu parler du protocole, des aspects sanitaires et scientifiques, car c’est d’abord et avant tout la santé des gens qui la plus importante et prioritaire à travers nos échanges d’aujourd’hui. Mais il y a aussi l’économie du sport qui doit être réfléchie. On n’a pas évoqué de jauge, mais il y a des réflexions et des protocoles qui sont envisagés. Il y aura des réflexions dans les jours qui viennent qui seront très importantes. Je crois beaucoup au lien sport, particulièrement sport en intérieur et la culture. On a sensiblement les mêmes publics et les mêmes problématiques. Je pense donc qu’il faut réfléchir de manière globale. Ce côté expérimental est très intéressant. A Lyon on a des sujets,  à travers nos trois clubs (ASVEL, LOU et OL), qui sont assez représentatif finalement de l’ensemble du sport français. A travers ces trois clubs c’est l’ensemble du sport et le monde de la culture qui attend des avancées''.

La ministre des Sports est donc venue écouter les différentes propositions lyonnaises. Avec ses trois clubs, Lyon est l’échantillon parfait pour l’expérimentation dite scientifique. Les structures sont intérieures, extérieures et avec différentes jauges.
''Je suis venue ici avec une commande du Premier ministre, explique la Ministre, pour regarder où on pouvait mener des expérimentations, des expérimentations où le sport pourrait se mettre au service de la science, du ministère de la santé. Parce que le sport sait faire avec ses sportifs de haut niveau, travailler en bulle lorsqu’il s’agit d’organiser des événements sportifs par exemple. Le public est motivé à revenir rapidement dans les stades, donc capable aussi de suivre les consignes données dans le cadre d’une expérimentation, avant, pendant et surtout après l’événement, pur suivre cette diffusion ou non diffusion du virus''.

Mais pour la Ministre il s’agit seulement de recueillir les propositions effectuées par les trois clubs lyonnais. ''Si ça va bien d’ici un mois et que ça peut reprendre comme cela a déjà repris, on ne passera pas par ces expérimentations pour reprendre. Mais si les difficultés de la crise sanitaire continuent, ces expérimentations auront un sens. Mais ces expérimentations permettront au sport et à la culture de comprendre comment circule le virus''.

A l’issue de cette rencontre rien n’a été acté. Les propositions lyonnaises seront étudiées mardi prochain lors de la réunion interministérielle à Matignon.

 

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