Pour le maire de Grenoble, Eric Piolle, la baisse des dotations aux communes, même divisée par 2, "reste considérable"

Il avait demandé un moratoire sur les diminutions des financements aux communes. Lors du Congrès des Maires, qui se tenait cette semaine à Paris, François Hollande a annoncé réduire de moitié ces coupes budgétaires. Cela reste "insuffisant" pour le maire de Grenoble.

Eric Piolle le 26 janvier 2017 lors des voeux de la Ville de Grenoble.
Eric Piolle le 26 janvier 2017 lors des voeux de la Ville de Grenoble. © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
Finalement, le gouvernement fait machine arrière. Les baisses de dotations aux communes seront divisées par 2, a annoncé François Hollande lors du Congrès des Maires. 

1 milliard en moins de dotations, au lieu de 2

"J'ai voulu pour l'année qui est encore celle de mon mandat faire en sorte qu'au lieu de deux milliards en moins de dotations, il n'y en ait plus qu'un milliard pour le bloc communal", a déclaré le chef de l'Etat, ce jeudi 2 juin, applaudi par les uns et hué par quelques autres.

Eric Piolle, maire de Grenoble, qui demandait l'annulation de ces diminutions, dit "se réjouir" de cette annonce dans un communiqué de presse, mais que cela "reste considérable et continue de plomber profondément les capacités d'investissement des communes, participant à la hausse du chômage et aggravant la récession économique". 

Pour la ville de Grenoble, les dotations pour le budget 2017 "diminueraient de 17 millions d'euros au lieu des 20 millions d'euros initialement prévus, par rapport à 2013".

Mais 1,2 milliard d'euros donnés pour l'investissement des communes

Le président de la République a en effet reconnu que la situation des communes était "tendue et même insupportable pour certaines" d'entre elles. Mais en plus de la réduction accordée, il a annoncé la reconduction en 2017 du fonds exceptionnel pour l'investissement des communes, qui sera "porté à 1,2 milliard" d'euros, soit 200 millions de plus qu'en 2016. 

Sur cette nouvelle enveloppe, "600 millions seront consacrés aux priorités que l'Etat partage avec vous en matière d'investissements, transition énergétique, logement, accessibilité des bâtiments, et 600 millions pour les petites villes et la ruralité", a-t-il précisé. 

Les services publics de Grenoble "réorganisés"

La réduction est "insuffisante" selon Eric Piolle, car la limitation annoncée hier "vient à peine compenser les hausses dues aux protocoles Lebranchu qui coûteront à la Ville de Grenoble 3,4 millions d'euros en 2017". Ce protocole augmente en effet les salaires des agents municipaux.

Comme il indiquait au début du Congrès des Maires, la ville annoncera comment elle va réorganiser les services publics, avec ces coupes budgétaires.
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