Une minute de silence a été observée ce lundi 14/03 dans la cour d'honneur de l'hôtel de ville de Moulins, après l'attentat de Grand-Bassam en Côte d'Ivoire. Depuis plusieurs années, la ville a, en effet, tissé des liens avec la station balnéaire africaine. 

Dans la cour d'honneur de l'hôtel de ville de Moulins, les visages sont graves, le moment est solennel. Une minute de silence est observée en hommage aux victimes de l'attentat djihadiste de Grand Bassam en Côte d'Ivoire, attentat qui a fait 18 morts, dont quatre Français.

Ici, le drame prend une résonnance toute particulière. Car la cité bourbonnaise entretient des liens étroits avec la ville ivoirienne. Santé, éducation... Pour la troisième année, une coopération est engagée entre Moulins et Grand Bassam. Du matériel scolaire et une ambulance sont d'ailleurs en cours d'acheminement vers la Côte d'Ivoire. Et une nouvelle mission, la cinquième, doit partir le 25 avril.

"On a des équipes qui partent tous les ans", explique Pierre Thépot, le directeur du centre hospitalier. "On envoie du matériel que l'on adapte aux besoins des Bassamois et puis, ils viennent ici se former".

Au centre hospitalier de Moulins-Yzeure, les équipes concernées par cette coopération ont suivi attentivement les opérations à Grand Bassam.

"Toutes les personnes qu'on connaissait sur Grand Bassam allaient très bien. Déjà, on était rassuré d'avoir de leurs nouvelles. C'était compliqué pour eux de répondre tout de suite. Ils travaillent à l'hôpital, donc ils étaient très sollicités pour prendre en charge les patients qui étaient blessés", relate Marylin Theuws, sage-femme et responsable du pôle mère-enfant à l'hôpital de Moulins.

Le maire de Moulins, Pierre-André Périssol, a décidé de se rendre à Grand Bassam dès cette semaine, en signe de solidarité.

Une minute de silence a été observée ce lundi 14/03 à l'hôtel de ville de Moulins, après l'attentat survenu en Côte d'Ivoire. Intervenants : Pierre Thépot, directeur du centre hospitalier de Moulins-Yzeure ; Marilyn Theuws, sage-Femme