Cet article date de plus de 6 ans

Multiplication des zones 30, interdiction de circuler en ville... les motards se manifestent dans les rues de Grenoble

Opposés aux plans de lutte contre la pollution dans les grandes villes, la Fédération des Motards en Colère et la Fédération Française de Motocyclisme avaient appelé les usagers à manifester, ce samedi 10 octobre, pour que les deux-roues puissent accéder aux zones à circulation restreinte. 
Depuis août, la loi relative à la transition énergétique autorise les grosses communes à mettre en place des zones à circulation restreinte. La Ville de Paris a déjà annoncé que son plan de lutte contre la pollution concernerait les motos de + de 15 ans. Grenoble va tester son dispositif dès le mois de novembre, avec l'instauration pour les automobilistes de pastilles de couleur pour avoir la permission, ou non, de rouler en ville. Même si on ne connaît pas encore précisément les dispositions grenobloises, les motards redoutent d'être privés de certains secteurs.

Ils savent déjà que la multiplication des zones 30 est acquise dans l'agglomération. Pour les conducteurs de grosses cylindrées, "c'est quasiment mission impossible!". En plus, les motards expliquent qu'à 30km/h ils polluent plus. Enfin, ils redoutent les marquages au sol qui risquent de les faire glisser. 

Des inquiétudes qui les ont poussés à manifester ce samedi. Vers 12h30, ils étaient près d'un millier devant la préfecture de l'Isère. Ces motards ont ensuite ralenti la circulation dans toute l'agglomération, passant par Saint-Martin-d'Hères, la rocade sud, Echirolles, Pont-de-Claix...

Reportage Sophie Pellerin et Jordan Guéant
durée de la vidéo: 01 min 32
Manifestation des motards

"Un non-sens"

Pour la FFMC et la FFM, "interdire les deux-roues en ville est un non-sens, étant donné la faible part de ces derniers dans la pollution atmosphérique urbaine et compte tenu que ce mode de transport contribue à la fluidité de circulation et à l’optimisation de l’espace urbain dédié au stationnement". 

"Le besoin de mobilité des personnes ne peut être sacrifié sans une réflexion en amont sur l'organisation économique et sociale des territoires", ajoutent les motards en colère dans un communiqué. "La mise en place de zones à circulation restreinte, basée sur l’année de mise en circulation des véhicules, discrimine les plus bas revenus qui ne pourront pas se payer de véhicule neuf alors qu’ils ont un besoin vital de se déplacer."
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
routes transports sécurité routière société