Municipales 2020 : les outils numériques au service d'une campagne à distance

La campagne pour le deuxième tour des élections municipales est repartie. Mais en raison des mesures sanitaires, les candidats n'ont pas le droit d'organiser de meeting. C'est donc avec les outils numériques qu'ils tentent de convaincre leurs électeurs. Exemple à Grenoble. 

(photo d'illustration)
(photo d'illustration) © JEROME BRULEY / Maxppp

Après consultation des élus locaux et des partis politiques, le gouvernement a décidé de fixer la date du deuxième tour des élections municipales - repoussées en raison de la crise du coronavirus - au 28 juin 2020.

Les candidats doivent donc renouer le lien avec les électeurs après deux mois et demi de silence. Et quand les réunions publiques sont rendues impossibles par les normes sanitaires, il reste les outils numériques. Série de podcasts, réseaux sociaux, etc. à Grenoble, chaque candidat utilise ses propres médias. 

 

Les réseaux sociaux

Pour la député LREM Émilie Chalas, c'est Instagramm en priorité. Récemment, elle y a notamment posté une vidéo où on la voit distribuer son programme de campagne. 

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"Il y a deux messages très forts pour le 28 juin,  déclare-t-elle au micro de France 3. Le premier : allez voter, qui que soit la personne pour qui vous allez voter. Il y a éventuellement des procurations qui sont simplifiées. Nous, on a un numéro de téléphone spécial dédié pour les procurations. Et puis ensuite dire : voilà, ne vous y trompez pas. Aujourd'hui, l'avenir, qui peut l'incarner ? Ni Olivier Noblecourt ni Alain Carignon.

 

Le tchat vidéo

Alain Carignon (DD) se place comme le premier opposant d'Éric Piolle avec 19,8 % des voix au premier tour. Lui anime un tchat vidéo tous les soirs à 19 heures.

Mais ce média ne le satisfait pas. "C'est un moyen froid qui ne permet pas un véritable échange. Je regrette beaucoup que la campagne se déroule dans ces conditions, souligne le candidat. De plus, elle favorise le maire en place puisqu'il bénéficie de tous les moyens de communication sur fonds publics et donc c'est une fausse campagne."

 

La visioconférence 

L'équipe de campagne d'Éric Piolle (EELV) n'a pas baissé la garde malgré les 46,67 % de son candidat au premier tour. Elle anime une visioconférence hebdomadaire sur un sujet de société et a recours aussi aux démarchages téléphoniques. 

"On se rend compte que tout le monde n'est pas au courant que ce second tour arrive. C'est lié aux circonstances. Les gens ont peut-être la tête ailleurs et c'est normal. Et on va aussi parler de comment cette crise a modifié leurs modes de vie", explique une de ses colistière Margot Belair. 

 

Le podcast

Olivier Noblecourt (PS-PRG-Cap21) lance une série de podcasts pour tenter de convaincre encore après son score de 13,31 %. "Beaucoup de gens ne s'intéressent absolument pas aux élections municipales, déplore-t-il. Ils pensent que ça n'aura aucun impact sur leur vie. Ils sont à 10 000 lieux de cette préoccupation alors que ça peut avoir un impact. Alors tout l'enjeu pour nous, avec ces outils numériques, c'est de montrer qu'on peut construire des réponses concrètes et redonner un peu d'espoir dans l'action publique locale à nos concitoyens."

En tout cas, les candidats comptent bien retourner rapidement dans la rue pour retrouver le contact avec les Grenoblois et lutter pied à pied contre l'abstention. 

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