Nouvelles découvertes sur l'art de communiquer des singes

Une chercheuse de l'université de Saint-Etienne (Loire)  vient de mettre en évidence les prouesses de certains primates à communiquer entre eux, notamment à l'intérieur du cercle familial et amical.

Pour Florence Levrero, chercheuse à l'université de Saint-Etienne, les singes reconnaissent leurs proches à leur accent. Ce qu'explique la chercheuse, qui a travaillé en partenariat avec l'université de Montpellier,  c'est que plus les singes passent de temps ensemble, plus leurs voix se ressemblent. Elle s'est rendue au zoo de Saint-Martin- la-Plaine (Loire)  pour le tenter de le vérifier auprès des chimpanzés et des gorilles. Voir le reportage de Claire Exbrayat : 




Dans sa présentation par l'université Jean Monnet, l'étude publiée dans la revue "Nature Communications" fait état des recherches menées par l'équipe au Congo avec les mandrills. Plus ils sont ensemble, plus leurs voix se ont tendance à être identiques. Les résultats soulignent aussi que des cousins qui n'ont jamais vécu ensemble ont des voix similaires.

La voix d'un mandrill porte donc tout à la fois une identité familiale génétique et l'identité du groupe social.


En faisant écouter aux singes des vocalisations de différents individus, les chercheurs montrent que les mandrills sont capables d'identifier à leur voix des cousins qu'ils n'ont jamais vus. Juste parce que leurs voix ressemblent à la leur. Cette découverte, effectuée sur le terrain au Gabon, est une petite révolution : la voix des singes est comme la nôtre, un mélange d'influences génétiques et culturelles. Les études de l'ENES sur les communications acoustiques n'ont pas fini de faire parler d'elles !