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Pierre Borghi, ex-otage en Afghanistan, est arrivé en Isère

Libre, après 4 mois de captivité tenue secrète en Afghanistan, Pierre Borghi a été accueilli ce dimanche 14 avril à Roissy par sa famille. Son avion en provenance de Delhi en Inde s'est posé à 06h20. Il est ensuite passé par la gare de Grenoble avant de gagner Allevard. Sans aucun commentaire.
Pierre Borghi en septembre 2012
Pierre Borghi en septembre 2012 © Xavier Malafosse
C'est un retour au pays très discret. Pierre Borghi, 29 ans, a été accueilli à son arrivée à Roissy dans un salon privé par ses parents, en présence d'un représentant du ministère des Affaires étrangères. Des retrouvailles aussi discrètes... que sa détention en Afghanistan dont rien n'avait filtré, jusqu'à ce qu'il échappe, dans des circonstances encore obscures à ses ravisseurs qui l'avaient capturé en novembre dernier à Kaboul.

Le 9 avril dernier, ses parents qui vivent à Allevard en Isère, Claire et Vincent Borghi  avaient pu joindre leur fils au téléphone, ils l'avaient senti "plutôt en bonne santé, malgré des conditions de captivité très difficiles, et une évasion éprouvante" et s'étaient déclarés " très fiers de Pierre, qui a su faire ce qu'il fallait au bon moment pour rester en vie". 

Ancien employé de l'ONG française "Solidarités International", pour laquelle il avait travaillé notamment en 2011-2012 en Afghanistan, était arrivé à Kaboul en novembre dernier pour réaliser un projet photographique. Sur son site, son dernier portfolio présente ses clichés saisis en hiver à Kaboul lors de distributions de vivres aux habitants. En 2011, il s'était aussi intéressé au buzaksti, ce sport à cheval typiquement afghan, ainsi qu'à l'habitat afghan.  

Il avait été capturé fin novembre. Aucune information n'avait filtré dans les médias sur son enlèvement et, à fortiori, sur l'identité de ses ravisseurs dont on ignore toujours, du reste, l'identité. A Allevard, seul le maire de la commune avait été mis dans la confidence. "Noël a été terrible pour la famille", témoigne Philippe Langenieux-Villard, "Claire et Vincent ont respecté les consignes du gouvernement qui leur recommandait le silence, ils ont eu raison, mais c'était terrible à assumer pour les parents".


Lors de sa libération, on a appris qu'un autre otage français avait aussi été capturé et était désormais libre, lui aussi.
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