La préfecture de l'Isère espère maintenir 120 places d'hébergement d'urgence pendant l'été

Publié le Mis à jour le
Écrit par Mickaël Guiho

En ouvrant 300 places d'hébergement d'urgence cet hiver, en plus des 811 places permanentes, la préfecture de l’Isère avait déjà marqué un point aux yeux des défenseurs de l'action sociale. Ce jeudi 24 mars, elle a annoncé qu'elle voulait aller plus loin.

Alors que les 300 places hivernales doivent être supprimées à la fin du mois de mars, Anne Coste de Champeron, Secrétaire générale adjointe de la préfecture, a annoncé que ses services ont demandé à l'Etat les fonds nécessaires pour conserver 120 de ces places. Elle dit attendre la réponse.



Même si les "errants avec chien", -c'est ainsi que les services baptisent certains SDF-, commencent à quitter d'eux-mêmes les centres d'accueil avec les beaux jours, la demande reste forte. Selon la préfecture, la quasi-totalité des places sont occupées. Et encore, elle ne "gère" qu'une petite partie des 700 à 1.000 personnes qui seraient à la rue dans l'agglomération de Grenoble.



Interview 

durée de la vidéo: 02 min 14
Intervenante : Anne Coste de Champeron, Secrétaire générale adjointe de la préfecture


Quels sont les besoins?

Lorsqu’elles ne sont pas hébergées, "beaucoup de familles roumaines, souvent de culture rom, sont souvent dans des squats ou des campements de l'agglomération", explique Anne Coste de Champeron. A elles, s'ajoutent "un peu moins d'une centaine" de personnes seules en errance, la plupart françaises.



Aujourd’hui, une quarantaine sont hébergées dans des hôtels. Une solution qui n’est pas privilégiée. La préfecture rappelle qu’elle supprime chaque année des places dans ce type d’hébergement, pour les remplacer par des places en structures spécialisées, qui coûtent moins cher et où les intéressés peuvent notamment cuisiner.



Budget restreint

A ceux qui considèreraient qu'un éventuel "coup de pouce" de 120 places resterait insuffisant, la préfecture rappelle que "les finances de l’Etat ne sont pas au mieux". Elle souligne aussi que le fait que ce sont les associations qui lancent les projets de construction d'hébergements. Or si la préfecture les autorisait à ouvrir des places et que l'Etat refusait ensuite de donner les crédits, "ces associations seraient pénalisées". 
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